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Nationale

Les policiers devant la présidence

Les policiers devant la présidence

Des centaines de policiers observent depuis mardi soir un sit-in devant le siège de la Présidence de la République à El Mouradia dans le centre d’Alger réclamant le départ du directeur général de la surêté nationale Abdelghani Hamel en poste depuis mars 2010. Le sit-in fait suite à une marche dans la capitale à Alger au lendemain d’une manifstation similaires à Ghardaia, at-on constaté sur place. Les policiers des écoles de Hamiz et Dair El Beida ont marché, escorté par des convois ont marché vers Alger passant par l’autoroute. Les manifestants qui marchaiuent en rangs serrés n’ont lancé le moindre slogan ou hissé de pancartes qui expliqueraient leurs revendications. Mais selon certains d’entreux, ils reclameraient un syndicat et d’être recus par le Premier Ministre Abdelmalek Sellal. Il s’agit d’une premiere dans les annales de la police algérienne. Jamais des policiers en Algérie n’ont eu recours à ce genre de mouvement de contestation. 

La marche de policiers à Ghardaia pourrait faire boule de neige. Mardi, les agents des brigades d’intervention ont battu le pavé mardi dans l’après-midi à Alger. Deux unités de policiers «missionnaires» des wilayas de Relizane et Annaba ont organisé une marche à Alger (El Hamiz). Ces policiers sont en mission à Alger depuis maintenant 8 mois. La troisième unité composée de policiers «missionnaires» de la wilaya de Médéa ont tenu un rassemblement à l’intérieur de l’école de police d’El Hamiz. Selon des manifestants, les policiers refusent que les postes de commandement au sein de la police soient confiés à des ex-gendarmes. Ils refusent, disent-ils «la militarisation de la police » sinon bénéficier des mêmes salaires que les militaires. Ces nouvelles actions interviennent au lendemain de la marche organisée par les policiers dans la commune de Berriane, située à 45 km au nord de Ghardaïa. Les protestataires ont refusé de discuter avec leurs responsables hiérarchiques exigeant la présence du ministre de l’Intérieur : «Nous interpellons le ministre de l’Intérieur sur la situation catastrophique que nous vivons dans la région marquée par des émeutes», ont-ils scandé durant leur sit-in. Avant-hier, des centaines de policiers ont organisé une marche à Ghardaïa pour dénoncer leurs conditions de travail. Leurs collègues de Bab Ezzouar ont tenté eux aussi hier de sortir pour manifester leur soutien à leurs collègues de Ghardaïa. Plus d’une centaine de policiers d’intervention ont organisé mardi après-midi une marche pacifique et silencieuse à Alger sans scander le moindre mot d’ordre ou slogan. Ils ont été escortés par deux véhicules de la police. Les protestataires ont refusé de faire des déclarations à la presse. Les policiers, sans casquette, avancent sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute qui relie le centre-ville à l’est du pays. Aucune pancarte n’a été brandie par les protestataires. Aucun dispositif sécuritaire spécial devant le siège de la DGSN pour accueillir la marche des policiers n’a été constaté. La manifestation a provoqué un embouteillage. L’autoroute a été bloquée dans les deux sens. Les policiers ont refusé de discuter avec le wali d’Alger et demandent la présence du ministre de l’Intérieur Tayeb Belaïz. Un deuxième groupe de policiers vient de rejoindre leurs collègues qui tiennent un rassemblement devant le Palais du gouvernement. Ils sont accueillis par des applaudissements. Un troisième groupe de plus d’une centaine d’agents de la police vient de rejoindre le rassemblement de leurs collègues devant le Palais du gouvernement. Les manifestants scandent : «irhal y Hamel (Hamel dégage). Le rassemblement de policiers devant le Palais du gouvernement prend de l’ampleur. Un quatrième groupe d’agents vient d’arriver sur les lieux du sit-in. Le commissaire divisionnaire Djilali Boudalia, directeur de la communication à la DGSN, a expliqué qu’il s’agit de deux unités d’intervention programmées pour leur déploiement dans la wilaya de Ghardaïa en remplacement des unités affectées actuellement sur place. La solidarité est visiblement de mise chez les policiers mutins puisque dans certaines localités d’Alger, comme Dar El Beïda et Paradou à Alger-centre ils auraient abandonné leurs services. Pendant ce temps, à Ghardaïa, les policiers ont de nouveau manifesté, alors que le ministre de l’Intérieur, Tayeb Belaiz se trouve sur place pour écouter les doléances des manifestants.

Encadré

Le ministre de l’Intérieur, Tayeb Belaïz et le directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel  ont rencontré les policiers protestataires, hier à Ghardaïa. Les discussions entre les deux parties ont porté sur les revendications exprimées par les policiers notamment les conditions d’exercice de leurs fonctions. Pour le moment rien n’a filtré de cette rencontre qui intervient au second jour de protestation des policiers stationnés dans la wilaya de Ghardaïa pour le besoin du maintien de l’ordre dans cette région en paroi à des violences entre les communautés mozabites et arabes depuis plusieurs mois. En effet, la rencontre en question se tient à huis clos avec un groupe de protestataires venus lui soulever leurs préoccupations concernant essentiellement leurs conditions de travail. Les protestataires, qui avaient participé, hier, à une marche devant la wilaya, ponctuée d’un sit-in devant le siège de la Sûreté de wilaya de Ghardaïa, pour «attirer l’attention » de leur tutelle sur leurs « conditions de travail», ont refusé de discuter avec leurs responsables hiérarchiques exigeant la présence du ministre de l’Intérieur.

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