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Nationale

Les pires sanctions annoncées par Tebboune

Les pires sanctions annoncées par Tebboune

Les prix des denrées alimentaires flambent de jour en jour depuis le début de l’année 2017. Soupçonnant les opérateurs d’en être à l’origine, le gouvernement tarde toutefois à sévir.

Le ministère du Commerce procèdera au contrôle des magasins de stockage. Cette disposition devrait permettre d’éviter les spéculations et de contrôler l’inflation. Tous les produits de première nécessité ou presque ont connu des hausses notables ces derniers temps.

L’augmentation, régulière ou non des prix à la consommation, surtout celle des produits alimentaires, est toujours vue d’un mauvais œil surtout par une population en proie à une politique d’austérité depuis le début de l’année.

Le ministre par intérim du Commerce, Abdelmadjid Tebboune, a mis en garde avant-hier les grossistes qui stockent leurs marchandises pour ensuite les revendre à un prix défiant tout entendement. A titre d’exemple, le prix du kilo d’ail a atteint 2 000 DA.

Le ministre a usé d’un ton ferme et menaçant, en marge d’une visite avant hier à la Nouvelle ville de Sidi Abdellah, à l’encontre des spéculateurs sur les prix des produits de large consommation. Tout en rappelant que la question de la spéculation a été débattue lors du dernier Conseil du gouvernement et sur laquelle le Premier ministre a particulièrement insisté, il a fustigé les spéculateurs qui usent notamment des procédés du stockage pour augmenter les prix, avant de faire part de la volonté des pouvoirs publics de frapper d’une main de fer, via des mesures coercitives très dures.

Le ministre a évoqué, pêle-mêle, le retrait du registre de commerce, l’interdiction d’importer, et jusqu’aux poursuites judiciaires.

S’offusquant de ce que de telles pratiques aient cours alors que l’Etat a consenti de gros efforts de facilitation au niveau des différentes taxes, permettant ainsi un produit à portée de bourse pour le citoyen, Tebboune a tenu à marquer la volonté des autorités de juguler un phénomène qui risque de prendre une ampleur désastreuse au mois du ramadhan s’il n’est pas circonscrit à temps.

Huit mille (8 000) contrôleurs vont être ainsi mobilisés pour effectuer des contrôles inopinés dans certains quartiers d’Alger où les barons possèdent les locaux utilisés pour l’entreposage des produits alimentaires importés. Cette disposition devrait permettre d’éviter les spéculations et de contrôler l’inflation.

A l’issue de ces contrôles, l’entreposage des produits alimentaires, notamment les produits de première nécessité, dans un entrepôt ou tout autre lieu non déclaré, sera considéré comme rétention de stocks, pratique punie par les réglementations en vigueur : « Nous allons sévir contre ceux qui seront pris la main dans le sac.

Leur registre de commerce sera retiré et inscrit sur la liste des fraudeurs. Ils ne pourront plus activer dans le commerce », a averti le ministre. Tous les importateurs, industriels, producteurs, grossistes seront tenus de déclarer leurs stocks et ce, mensuellement. Ce cadre légal oblige tout le monde à faire une déclaration de stocks.

Comme l’expression le dit : « mieux vaut tard que jamais ». L’’application de cette mesure devrait faire partie des priorités du gouvernement pour arrêter la spirale de l’envolée des prix. La population en est toujours la principale victime et surtout les plus pauvres, soit la grande majorité. La déclaration de stocks devrait ainsi permettre de vérifier la disponibilité des produits et d’anticiper en cas de menace de rupture.

Car dans la situation actuelle du pays, la menace de spéculation est très élevée et la flambée des prix à la consommation est donc à craindre. Aussi est-il primordial que les autorités concernées veillent à l’application de cette obligation de déclaration de stocks, d’autant plus que le renchérissement des prix n’a plus de limite. 

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