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Nationale

Les pays de l’Opep serrent les rangs à Alger

Les pays de l’Opep serrent les rangs à Alger

Les pays de l’OPEP s’efforceront de serrer les rangs à Alger pour soutenir les prix du pétrole. Les 14 membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui se réuniront le 28 septembre dans la capitale algérienne, en marge du Forum mondial sur l’énergie, devraient s’allier à la Russie, pays non OPEP, qui prend part à cette rencontre informelle.

L’objectif de cette alliance : adopter une stratégie commune qui consiste à geler carrément la production afin d’absorber l’excédent de brut sur la marché et revenir à un prix raisonnable des prix du pétrole. Même si certains partis doutent de la capacité de cette réunion à rassembler les pays de l’organisation autour d’une même position, vu les conflits politiques entre l’Arabie saoudite et l’Iran son rival traditionnel, certains affirment que le consensus autour d’un gel de la production est inévitable pour ces pays, même les plus riches d’entre eux, touchés également par la crise pétrolière qui a impacté leur budget. En tête de ces pays l’Arabie Saoudite, deuxième producteur mondial de brut et premier au sein de l’organisation, qui se dit prête à accepter de réduire sa production. Sauf qu’elle a exigé que tous les pays de l’organisation se conforment à la règle, y compris l’Iran qui revendique un traitement d’exception, sous prétexte qu’il a été affecté par l’embargo international et qu’il veut retrouver son quota de pétrole d’avant-sanctions. Certains observateurs du marché pétrolier, tel l’ex-ministre algérien de l’Energie, Chakib Khelil, soutiennent que le gel de la production est une option qui s’impose aux pays de l’OPEP qui produisent d’ailleurs au maximum de leur capacité. « Le gel de la production ne pourrait pas faire plus de mal aux pays producteurs, car la majorité des membres de l’Opep produisent déjà à plein régime et ne peuvent plus augmenter leur rendement ni leurs parts de marché », a-t-il affirmé en substance dans une récente déclaration à Bloomberg. Pour sa part, l’expert algérien Chems Eddine Chitour a estimé l’intérêt de maintenir la stabilité du marché pétrolier pour les pays producteurs comme pour les pays consommateurs. Dans une déclaration à l’APS, cet expert dans les questions énergétiques a estimé qu’il faudrait réduire la production de 5%, soit de 2 millions de barils/jour, pour redresser les cours pétroliers, ajoutant que même cette réduction ne pourrait être efficace que si elle implique à la fois les producteurs Opep et non-Opep.

« Les pays de l’Opep, en plus de la Russie et du Mexique, doivent réduire ensemble leur production. La baisse devrait se baser sur la production réelle estimée à 33 millions de barils/jour et chaque pays devrait réduire de 5 % sa production. Il faut ensuite discuter avec les pays consommateurs pour qu’il n’y ait pas de perturbations et pour que tout le monde soit d’accord sur un prix moyen de pétrole autour de 60 dollars », a-t-il affirmé hier dans un entretien à l’APS.

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