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Monde Afrique

Les pays africains font leur marché d’armements russes

Les pays africains font leur marché d’armements russes

Le sommet Russie – Afrique ouvert ce mercredi dans la ville balnéaire de Sotchi, est déjà rentabilisé par Moscou, qui s’est introduit par le trou de la serrure dans le lucratif et généreux marché africain de l’armement, jusque-là dominé par la France, la Chine et le Japon, les trois pays organisant des forums économiques réguliers avec le continent.

Au lendemain de la déclaration d’intention du Cameroun d’acquérir des véhicules blindés antiaériens de la classe Pantsir-1, le petit Niger a officialisé l’achat de 12 hélicoptères d’attaque Mi-35, annonce le directeur adjoint du service fédéral pour la coopération militaro-technique. La Russie et le Niger ont signé un contrat de livraison de 12 hélicoptères Mi-35, a annoncé ce mercredi Anatoli Pountchouk lors du forum Russie – Afrique à Sotchi. « Un contrat pour 12 hélicoptères a été signé, il est en cours de réalisation », a-t-il déclaré aux journalistes. M. Pountchouk a également fait état d’un intérêt pour des corvettes lance-missiles, des hélicoptères et des armes à feu russes de la part de l’Erythrée. « L’Erythrée annonce activement son intérêt pour la reprise de la coopération militaire et technique à part entière avec la Russie.

Etant donné qu’ils sont parvenus à un accord de paix avec la partie éthiopienne, ils sont intéressés par l’achat de corvettes lance-missiles, d’hélicoptères et d’armes à feu », a-t-il signalé. Le ministre nigérien des Affaires étrangères, Kalla Ankourao, avait précédemment déclaré à l’agence de presse Sputnik qu’en octobre le Niger se proposait de signer avec la Russie un contrat de livraison d’hélicoptères nécessaires pour lutter contre le groupe terroriste Boko Haram.

Le Nigeria, autre pays africain intéressé par l’armement russe, voudrait acquérir des avions de combat Su-57, des hélicoptères, des chars et de l’équipement militaire naval. Le directeur général de la société russe Rosoboronexport, Alexandre Mikhéev, a déclaré lors du forum Russie – Afrique qu’en 2019, la Russie se proposait de livrer à l’Afrique pour 4 milliards de dollars d’armes. Cependant, entre l’Afrique et la Russie, il y a également tout le spectre des échanges commerciaux, et en particulier dans le secteur industriel de pointe, de l’ingénierie, de l’agriculture et de l’autre industrie russe, celle de la formation des élites africaines, notamment de leurs armées. ainsi, Moscou se place en sérieux concurrent de ceux qui sont déjà « sur place », la Chine, la France et le Japon, lesquels ont des relations très solides et confortables avec les pays africains, la Chine étant en passe de détrôner la France dans le secteur industriel, des infrastructures et des investissements dans les secteurs énergétiques, de la construction et des services. Pas de quoi affoler Moscou, qui compte se placer dans le juteux marché africain de l’armement.

Avec des arguments technologiques très solides et convaincants. Le sommet de Sotchi sert surtout à cela, et le grand banquet offert sur un plateau par Poutine aux 54 chefs d’Etat et de gouvernement présents dans cette station de ski très huppée, sera vite amorti. Pour le reste, le président Poutine efface à coups de contrats de vente d’armements sa trop longue absence sur une niche commerciale qu’il ne veut plus laisser en friche, sinon abandonner à ses concurrents chinois et français.

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