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Nationale

Les partis politiques en effervescence

Les partis politiques en effervescence

La situation politique du pays ne laisse pas indifférent et continue à susciter les réactions de la classe politique, notamment après les grandes manifestations de vendredi. A ce titre, le parti Front des forces socialistes (FFS) s’est félicité ce vendredi du fait que « la principale revendication » portée par le peuple lors des marches et qui l’élection d’une Assemblée nationale constituante » fait l’objet d’un débat ardent au sein de ce parti depuis sa création par Feu Hocine Ait Ahmed en 1963. Dans un communiqué rendu public hier ayant sanctionné les travaux de sa réunion, le Conseil national extraordinaire, a appelé les algériens à poursuivre leur mobilisation massive et pacifique, jusqu’à venir à bout de ce qu’ils réclament depuis le 22 février dernier. Tout exprimant son rejet du scrutin du 4juillet prochain, Le FFS a par ailleurs mis en garde les tenants du pouvoir contre toute répression susceptible de conduire cette révolte populaire pacifique à des dérives sécuritaires.

Le Conseil national a réitéré dans la foulée sa proposition concernant la sortie de crise. Et de préciser à ce propos « le travail fait par la direction nationale et la commission de stratégie politique portant l’actualisation de ces propositions, récemment rendues publique par notre initiative politique « pour l’avènement de la deuxième république » et la mise en place d’institutions de transitions ».

Pour le FFS l’Assemblé Nationale Constituante est une institution collégiale dont les membres sont les représentants du peuple librement élus. Précisant qu’Ils auront pour mission de rédiger une constitution qui définit l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics et des institutions et qui sera soumise à un référendum populaire.

Tout en appelant à la mobilisation permanente, le Conseil National instruit les instances du parti à poursuivre le dialogue autour de cette initiative avec les acteurs politiques, les représentants de la société civile, les syndicats autonomes, les représentants du mouvement associatif et ouvrir un large débat avec les citoyens dans des rencontres de proximité.

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP), via la voix de son président, Abderrezak Makri a

appelé jeudi soir à Alger à ouvrir la voie du dialogue et de l’entente pour garantir la réussite d’une transition démocratique. Et de déclarer sur ce point : « les Algériens ont aujourd’hui besoin de dialogue, d’entente et de rapprochement, donc il est nécessaire de donner cette occasion pour garantir la réussite de la transition démocratique ». Makri a souligné en marge d’un iftar collectif l’importance d’éviter toute sorte de « conflits ou de rancœurs » et de respecter tous les avis et les opinions” qu’elles que soient leurs divergences. Il a indiqué, dans ce sens, que « les problèmes que connaît actuellement l’Algérie ne peuvent être résolus que par le dialogue et l’entente ».

De son côté, le Parti des travailleurs (PT), qui vit des moments difficiles suite à l’arrestation de sa secrétaire générale Louisa Hanoune le 9 mai dernier, tente de mobiliser l’opinion publique autour de l’affaire de leur patronne, que ce soit lors des marches hebdomadaires du vendredi ou encore des sit-in organisés au cours de la semaine. Hier, une quinzaine de militants du PT ont observé à la Grande Poste un rassemblement pour la libération immédiate et sans condition de Hanoune.

Appelant à un procès équitable et juste pour leur « détenue politique », loin d’une pression quelconque, Taazibt, un des responsables du PT, a fait savoir que plusieurs personnalités françaises parmi les militants politiques, syndicaux défenseurs des droits de l’Homme, et universitaires, expriment leur soutien à la militante du PT et demandent sa mise en liberté dans les plus brefs délais.

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