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Nationale

Les partis politiques dénoncent les manœuvres du MAK

Les partis politiques dénoncent les manœuvres du MAK
Ferhat Mehenni main dans la main avec le sioniste Dany Danone

À l’occasion de diverses manifestations et meetings politiques organisés hier, plusieurs dirigeants de partis nationaux ont dénoncé, chacun selon sa propre grille de lecture, le mouvement terroriste (MAK), qu’ils ont qualifié de bras armé d’intérêts étrangers et de menace pour l’unité nationale.

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a mis en garde contre ce qu’elle a qualifié de « plans dangereux visant l’unité et la souveraineté de l’Algérie », estimant que le MAK est « totalement étranger au peuple algérien » et n’a « plus aucun lien avec la nation ». Selon elle, ce groupe « s’est vendu à l’entité sioniste terroriste ainsi qu’à des parties régionales hostiles, au premier rang desquelles l’entité émiratie et le Makhzen », s’inscrivant dans le cadre du « plan américain du Grand et du Nouveau Moyen-Orient, dans une tentative désespérée de division de l’Algérie », a-t-elle précisé lors d’un meeting organisé à Alger.

Elle a salué les initiatives populaires appelant au levage du drapeau national dans différentes wilayas de Kabylie, soulignant que le message est de « ne pas toucher à l’Algérie ». Elle a également rappelé que le colonialisme n’a pas distingué entre Algériens amazighophones et arabophones, que ce soit dans la répression, les camps ou la machine de mort, ce qui témoigne, de son point de vue, de « l’unité de destin ».

Dans ce contexte, elle s’indigne contre les forces réactionnaires qui instrumentalisent la religion à des fins politiques et s’opposent à toute réforme véritable, adoptant des attitudes rétrogrades, notamment en matière de droits et de libertés des femmes.

De son côté, le président du mouvement El-Bina El-Watani, Abdelkader Bengrina, qui a également tenu une rencontre politique, a qualifié le MAK de « mouvement étranger » et l’a décrit comme « un instrument désespéré tendant à ressusciter d’anciennes ambitions coloniales ». M. Bengrina a, dans ce sens, appelé les partis politiques et les élites du pays à « se rallier autour du président de la République » et a réaffirmé que « toute atteinte à l’intégrité territoriale du pays sera fermement rejetée ».

Dans le même registre, Abdelkader Bengrina a également déclaré avoir une « confiance totale dans l’action des forces de sécurité et des institutions de l’Etat » pour faire face à ce qu’il a qualifié de « plans subversifs ».

« Notre nation algérienne restera unie, soudée entre toutes ses composantes, sous l’égide d’une seule religion, d’une seule patrie, d’un seul Manifeste de Novembre fondateur, d’un seul drapeau national, d’une seule armée héritière, et d’un seul président de la République […] comme l’a dit l’imam de la renaissance algérienne, Abdelhamid Ben Badis », a-t-il dit.

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Monder Bouden, a, lui aussi, animé un meeting à Tizi Ouzou où il a affirmé : « Le temps des tentatives d’isolement de la région du reste de la nation est révolu… et nous ne resterons pas silencieux face à tout plan malveillant qui cible la Kabylie ». Monder Boudène a, en cette circonstance, souligné le patriotisme de la Kabylie et la responsabilité collective de soutenir et promouvoir la langue amazighe. Selon lui, la vigilance face aux menaces sur l’unité nationale doit être une priorité, et aucune initiative visant à diviser la nation ne sera tolérée.

Pour sa part, le Front de libération nationale (FLN), par la voix de son secrétaire général, Abdelkrim Ben M’barek, a souligné, depuis Tipasa, que « l’accueil par la France d’éléments appartenant à des entités classées terroristes, notamment le mouvement MAK, constitue un acte irresponsable visant à fragiliser l’unité nationale ». Il a relevé : « L’Algérie indépendante n’a jamais cédé aux tentatives d’ingérence dans ses affaires internes ni aux atteintes à sa souveraineté, et réaffirme que l’unité du pays demeure son bien le plus sacré. »

Le même responsable a, par ailleurs, avancé que « l’histoire du peuple algérien, Amazighs et Arabes, a toujours été marquée par la résistance à la division ». Selon le secrétaire général du FLN, l’occupation coloniale française a tenté de créer des fractures à travers des politiques, comme « diviser pour mieux régner », la loi des indigènes et la marginalisation de la langue amazighe, mais la réponse du peuple fut collective : la Révolution a rassemblé toutes les régions et toutes les communautés, de l’Aurès au Hoggar, des Kabyles à la capitale ».

« L’identité algérienne est ainsi une force et non un conflit, et toute tentative de la transformer en bataille perdue traduit une méconnaissance du peuple », a martelé le SG du FLN. « Le parti rend hommage aux habitants de la Kabylie, symbole vivant de fidélité à la patrie et à l’unité nationale, illustrant le véritable sens de l’appartenance à la terre et à l’histoire », a-t-il conclu.



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