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Nationale

Les parents d’élèves plaident pour une organisation de l’activité

Les parents d’élèves plaident pour une organisation de l’activité

Le business des cours de soutien a pris de l’ampleur en dépit de la circulaire ministérielle qui interdit les cours de soutien privés.

Les enseignants qui usent et abusent de ce procédé pour soutirer de l’argent aux parents d’élèves devraient se conformer aux nouvelles règles édictées par le ministère de l’Education nationale. Une année après cette circulaire, le phénomène n’a pourtant fait que progresser.

La famille éducative, notamment les parents d’élèves soumis à l’opportunisme de certains enseignants, s’attendait à une régulation et à une organisation de l’activité de la part du ministère de l’Education.

Contacté par nos soins, Khaled Ahmed, président de l’Association des parents d’élèves, estime que « personne ne peut interdire ce type de cours ». Il plaide plutôt pour une organisation de l’activité, en obligeant les enseignants qui assurent ces cours à travailler dans les normes. Autrement dit, notre interlocuteur suggère que ces cours soient régulés. Il accuse certains enseignants de ne s’intéresser qu’à l’argent alors qu’ils devraient assurer des cours selon les règles pédagogiques.

« En prodiguant des cours particuliers, certains enseignants ne se soucient nullement de l’encadrement pédagogique ou si l’élève a assimilé la leçon. Leur seul souci est de se remplir les poches. Sinon comment expliquer que des cours aient été dispensés dans des hangars ou d’autres endroits qui ne répondent pas aux normes pédagogiques », s’interroge-t-il.

Khaled Ahmed appelle le ministère à garantir les conditions pédagogiques adéquates pour permettre aux établissements scolaires publics d’assurer ces cours aux élèves, notamment ceux qui éprouvent des difficultés à assimiler les leçons. Les parents d’élèves que nous avons pu interroger pensent, pour leur part, que pour organiser l’activité des cours de soutien, des mesures doivent être prises par la tutelle.

« Il faut d’abord commencer par fermer les locaux où des cours sont assurés sans aucun agrément, ensuite revaloriser les heures supplémentaires au niveau des établissements, car à un problème financier, il faut trouver une solution financière. Nous savons tous que les cours donnés dans des lieux souvent insalubres, moyennant des sommes élevées, par des professeurs en cumul de fonctions, mettent en péril notre système éducatif dont l’un des principes est la gratuité », a assuré un parent d’élève.

Et d’ajouter : « Je pense aussi que les inspecteurs et les directeurs d’établissement doivent jouer leur rôle, et ce en effectuant des contrôles plus rigoureux afin d’assurer une meilleure qualité d’enseignement à l’intérieur des établissements. »

Tout comme le commerce informel, toujours présent dans les moindres coins et recoins des villes, l’enseignement parallèle continue à s’enraciner en toute impunité. De nombreux nouveaux diplômés universitaires au chômage ont trouvé dans ces cours de soutien scolaire un moyen de gagner de l’argent, en attendant de décrocher un emploi permanent. Le ministère de l’Education pourra-t-il mettre de l’ordre dans tout ça quand on sait que les cours de soutien sont devenus un créneau juteux pour les enseignants qui continuent à les dispenser dans la clandestinité.

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