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Nationale

Les paramédicaux durcissent le ton

Les paramédicaux durcissent le ton

Les paramédicaux ont mis à exécution leur menace, en entamant hier une grève nationale de trois jours. La majorité des établissements de santé publique ont été totalement paralysés hier par la grève des paramédicaux. Des piquets de grève et des sit-in ont été également observés dans l’enceinte des hôpitaux d’Alger et de toutes les wilayas. Le président du Syndicat algérien des paramédicaux (SAP), Lounis Ghachi, s’est réjoui de la « forte mobilisation » de ceux-ci. Iil affirme que « rien que pour le premier jour, le taux de suivi du mouvement de grève est estimé à 85% à l’échelle nationale ». Selon ce responsable syndical, « le taux de participation à cette action de contestation a atteint 100% à Tizi-Ouzou et à Béjaia. A Alger, tous les hôpitaux et centres de santé publique ont été carrément paralysés », a-t-il affirmé.

Contacté par nos soins, le syndicaliste a tenu à expliquer que « cette forte adhésion enregistrée au premier jour de grève est le signe de la détermination des paramédicaux à aller jusqu’au bout pour faire aboutir leurs revendications, face à la dégradation alarmante des conditions d’exercice ». Ghachi explique le recours des paramédicaux à cette action par le fait que « les engagements du ministère de la Santé, de la Population et de la Réformes hospitalière de prendre en charge leurs doléances n’ont pas été honorés jusqu’à présent ».

Ce mouvement de protestation intervient, rappelons-le, après le débrayage des 8 et 9 janvier derniers, qui « est resté sans suite ». « Le ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière a réagi après notre mouvement de grève de deux jours, en invitant le bureau national du SAP à une réunion de conciliation samedi passé », lit-on dans un communiqué rendu public. « Le bureau national du SAP regrette la non-prise en charge des revendications des paramédicaux et affirme que cette rencontre n’a rien apporté de nouveau, si ce n’est des promesses verbales », explique le SAP dans le même document. Ce syndicat déplore, en outre, « le retard accusé dans l’élaboration des arrêtés interministériels (MSPRH-MESRS), malgré les différentes promesses faites à ce sujet depuis trois ans ». Il dénonce, également, « le blocage délibéré dans l’ouverture du plan des carrières de la corporation paramédicale (ATS, IDE, ISP), AMAR et sages-femmes ».

Ce syndicat interpelle les pouvoirs publics « pour mettre un terme aux dépassements soulevés par la corporation paramédicale ». Les paramédicaux ont réitéré leur « détermination » à faire aboutir leurs revendications, consistant en l’application effective des acquis du statut particulier, c’est-à-dire « le rattachement de la formation paramédicale à l’enseignement supérieur (formation LMD), le respect du cahier des charges du ministère de tutelle et le respect des amendements apportés au statut, notamment le volet se rapportant au plan de progression de carrière ». *

Ils réclament également « l’application des bonifications des postes supérieurs, telles que régies par les dispositions du décret exécutif portant promulgation du statut particulier de la corporation paramédicale, la revalorisation des gardes payantes et le règlement définitif des situations des cadres syndicaux sanctionnés abusivement ». Le SAP appelle la corporation paramédicale « à une forte mobilisation afin de concrétiser les acquis.

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