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Monde

Les Ouïghours, nouvel alibi contre la Chine

Les Ouïghours, nouvel alibi contre la Chine

Une campagne sans précédent est orchestrée par les médias mainstream contre la République populaire de Chine. Le motif ? Une répression qui serait menée par Pékin contre la minorité musulmane turcophone du Xinjiang, les Ouïghours. La montée au créneau de ces médias occidentaux, américains principalement avec leurs relais du Moyen-Orient masque en réalité une guerre économique dont l’enjeu principal est le projet chinois de la Route et la Ceinture, plus connu sous le nom poétique de la nouvelle Route de la soie.

D’un point de vue géopolitique, le Xinjiang, province de l’extrême ouest de la Chine, est la porte de l’Asie centrale et du Moyen-Orient, donc un des axes principaux de la nouvelle Route de la soie. Son problème, si problème il y a, c’est l’activisme d’une partie de ses habitants, les Ouïghours, musulmans turcophone, qui militent pour l’indépendance de la province historiquement connue sous le nom du Turkestan Oriental.
Le procédé est érodé. Hier avec les Bouddhistes du Tibet, c’est aujourd’hui avec les Ouïghours musulmans que l’Occident impérial entend trouver le cheval de Troie à même de laminer les ambitions géostratégiques de la Chine, ennemi désigné de l’Otan lors de son dernier sommet à Londres l’Eté dernier.
Tous les moyens sont donc bons pour cette campagne de dénigrement systématique : les médias dominants, CNN, FoxNews, BBC, SkyNews, TRT (Turquie) les médias dissidents de type Radio Free Asia, les relais anciennement antisoviétiques tels que la Jamestown Fondation, les services secrets de quelques pays de l’Otan, et même de Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies qui a été instrumentalisé en 2018. Ceci sans parler des traditionnels relais que sont Amnesty International et Human Right Watch.
Ainsi, la Chine est présentée comme un pays qui combat systématiquement une de ses minorités ethnique et religieuse, pire, qui combat toute une religion monothéiste ; l’Islam en l’occurrence.
Le 3 décembre dernier, le Congrès américain a voté une loi qui prévoit des sanctions contre de hauts responsables chinois, en réponse à ce que les Américains ont qualifiés de « détentions arbitraires de masse » des Ouïghours.
Les « China Cables » révélés par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) à travers de nombreux médias internationaux dépeignent un parti communiste chinois hautement antimusulman et qui utiliserait des « camps d’internements » où seraient pratiquées « rétentions arbitraires, conditions de détention extrêmes, autocritiques et lavage de cerveau ».
Ce que cette campagne omet de préciser, cependant, c’est que le parti islamiste du Turkestan (PIT), affilié à Al-Qaïda, a non seulement commis de nombreux attentats terroristes en Chine causant plusieurs dizaines de morts, mais a envoyé en Syrie, au nom du Djihad contre la République arabe syrienne, un contingent de 18.000 combattants terroristes.
C’est donc sous la bannière de la lutte antiterroriste, que la Chine aurait emprisonné au moins 10.000 militants islamistes Ouïghours, et non pas entre 1 et 3 millions de personnes comme le présentent les médias internationaux.


Des terroristes Ouighours dans les rangs d’Al Nosra en Syrie

Le PIT, soutenu par la Turquie, la CIA américaine et la nébuleuse islamiste internationale aurait opté pour un aggiornamento stratégique en privilégiant « l’ennemi proche », c’est-à-dire la Chine, à « l’ennemi lointain », la Syrie. Aguerris dans le théâtre opérationnel syro-irakien, les combattants Ouïghours attendraient le feu vert pour retourner leurs armes contre la Chine, accusée d’épuration ethnique et d’athéisme.
C’est un procédé désormais classique, l’instrumentalisation de l’islam politique comme arme de destruction massive, hier contre l’URSS, aujourd’hui contre la Chine populaire. La Syrie a joué le rôle de répétition générale et d’incubateur de ses groupes terroristes. Le but ultime désormais est la création d’abcès de fixation pour bloquer la stratégie mondiale de la Chine, « la Route et la Ceinture », disloquer le bloc eurasiatique en formation avec la Russie, l’Inde, le Pakistan, l’Iran, et les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale, réunis au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et l’affaiblissement des BRICS, dont la Chine est une pièce maitresse. Aussi, les Ouïghours sont en passe de devenir les nouveaux Afghans du XXIème siècle, soit des supplétifs de l’Impérialisme occidental. 

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