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Nationale

Les opérateurs algériens conviés à investir dans l’agriculture du Sénégal

Les opérateurs algériens conviés à investir dans l’agriculture du Sénégal

L’ambassadeur du Sénégal à Alger, Papa Omar Ndiyae, incite les opérateurs algériens à investir dans le secteur agricole de son pays.

« Nous avons environ 150 projets agricoles d’un investissement de 128 millions de dollars, et nous sommes prêts à accompagner les opérateurs algériens qui prendraient part à ces projets en leur apportant toutes les facilitations », a-t-il affirmé hier à Alger lors d’une journée d’information sur les potentialités de partenariat avec le Sénégal initiée par la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI).

Le diplomate africain a précisé que cet investissement sera axé notamment sur les filières pomme de terre et tomate, mais il concerne aussi la culture de la banane et du melon. L’ambassadeur a souligné l’intérêt d’un tel partenariat pour les deux parties estimant que les deux pays se complètent.

« C’est profitable pour nous d’écouler notre production sur le marché algérien mais ça l’est également pour l’Algérie, qui pourrait importer la matière première pour son industrie alimentaire à des prix très raisonnables », a-t-il argué. Pour étayer ses propos, il a cité le prix de la mangue importée d’Europe par les industriels des jus et boissons pour plus de 2500 dinars, alors qu’elle est cédée par le Sénégal pour moins de 500 dinars.

Outre le secteur agricole et agroalimentaire, les deux parties ont évoqué les opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs notamment l’aquaculture, l’industrie pharmaceutique, les TIC ainsi que le secteur de l’énergie.

Les opérateurs algériens présents à cette rencontre ont posé le problème du rapatriement des devises ainsi que celui des visas qui freinent les investisseurs. Parmi ces industriels, Abdelwahab Ziani, directeur d’Arômes d’Algérie, dont les produits sont déjà disponibles au Sénégal mais également dans d’autres pays africains tels le Mali et le Soudan.

Cet industriel a proposé la suppression pure et simple des visas pour faciliter le déplacement des hommes d’affaires des deux pays. Même revendication chez le directeur des exportations de Condor, Réda Hamai, dont la société compte ouvrir un showroom à Dakar.

A ces questions, l’ambassadeur a promis de jouer son rôle de facilitateur « dans le cadre de la législation algérienne ». « Vous me posez le problème du transfert des fonds qui relève strictement du gouvernement algérien », a-t-il répondu.

Quant à la contrainte des visas, le diplomate africain a souligné que c’est une règle de réciprocité instituée par les deux pays. Il a toutefois assuré qu’il y a un pas qui a été fait pour accorder des visas de longs séjours pour les opérateurs lors de leurs démarches de prospection et d’investissement.

Les produits vétérinaires algériens très concurrentiels

Après Arômes d’Algérie dans l’agroalimentaire et Condor dans les produits électroniques, qui se sont déjà positionnés sur le marché sénégalais et le marché africain en général, il y a les sociétés du secteur des médicaments à usage vétérinaires qui ont de très fortes chances de se déployer sur le marché africain.

C’est le cas de la société Algerian Animal Health product, qui exporte déjà ses produits vers le Moyen-Orient et le Proche-Orient ainsi que dans les pays maghrébins et qui compte s’étendre vers les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) dont le Sénégal est membre.

« Nous avons l’ambition de nous positionner rapidement dans cette région en dépit de la concurrence des grandes firmes telles Aventis ou Pfizer, car non prix sont concurrentiels et nos produits sont bons », a assuré au Jeune Indépendant Houssem Eddine Boukhedenna, responsable export de cette entreprise.

Déterminée plus que jamais à se positionner sur le continent africain après le forum africain des investisseurs tenu en décembre 2016 dans la capitale, l’Algérie multiplie ses rencontre bilatérales avec les pays du continent dans la perspective de nouer des partenariats durables et remédier à la faiblesse des relations économiques et commerciales avec ces pays.

Se référant aux statistiques des douanes algériennes, la directrice des relations des internationales de la CACI, Ouahiba Behloul, a affirmé que les échanges commerciaux entre l’Algérie et le Sénégal n’ont pas dépassé 8 millions de dollars en 2016.

La balance commerciale a été en faveur de l’Algérie qui a exporté les hydrocarbures, les lubrifiants, les produits alimentaires et les biens de consommation non alimentaires tels les câbles, les produits électroniques … pour un montant global de 7,7 millions de dollars.

Quant à ses importations de ce pays, elles se limitent aux fruits exotiques.Pour booster les échanges à un volume important, la directrice des relations des internationales de la CACI souligne la nécessité de créer des entreprises algériennes au Sénégal afin d’avoir des relais sur place, citant l’exemple de Condor et de Arômes.

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