-- -- -- / -- -- --
Nationale

Les nouvelles alertes de Laksaci

Les nouvelles alertes de Laksaci

Le gouverneur de la Banque d’Algérie a présenté la dernière note de conjoncture sur les tendances monétaire et financière au cours des neuf derniers mois de l’année 2015.

Une note que Mohamed Laksaci aura voulu la plus honnête et la plus transparente possible, d’autant que les chiffres qu’il a présentés dénotent une forte détérioration des indicateurs macroéconomiques du pays.

La chute des cours du pétrole continue d’entretenir le choc de nos finances et malmène ainsi nos budgets étatiques. Selon le tableau de la Banque d’Algérie, la chute des prix du baril est vertigineuse, d’une ampleur incroyable. En quelques mois, cette dégringolade frôle les 50% depuis que le cours moyen du baril flirtait en juin 2014 les 110 dollars. L’accentuation de la baisse des prix au niveau du marché a touché également la baisse de la production.

Cette convergence « négative » dans la baisse confirme donc l’ampleur du choc externe. Exemple édifiant : les exportations algériennes d’hydrocarbures sont passées de 46,86 milliards de dollars à seulement 25,79 milliards entre les neuf premiers mois de 2014 et 2015. Le second élément de cette note concerne le fort déficit de la balance commerciale : près de 13 milliards de dollars entre janvier et septembre 2015.

Le déficit touchera également la balance des paiements, ainsi que nos réserves de change qui sont les premières victimes de l’effondrement de nos recettes pétrolières. Laksaci abordera ensuite les conséquences directes du choc « externe » en évoquant l’impact sur les finances publiques.

La fiscalité pétrolière a fondu de plus de 40% entre 2014 et 2015. Pour le gouverneur, il est question désormais de déficit budgétaire, d’autant que le Fonds de régulation des recettes (FRR) perd de plus en plus de ces stocks.

Autre sujet d’inquiétude pour la Banque d’Algérie, ce constat sur la baisse, forte d’ailleurs, des liquidités de nos banques publiques. Les banques ont moins d’argent.

Les dépôts à vue du secteur des hydrocarbures ont chuté considérablement, ce qui va obliger l’institution bancaire à refinancer les banques fragilisées dès le début de cette année 2016. Enfin, la note de Laksaci s’achève par une feuille de route « spéciale » qui comprendra une gestion de la crise et de ses effets immédiats.

Un certain nombre de mesures sont annoncées pour « améliorer le cadre prudentiel », comme la mise en œuvre effective de la protection contre les risques de change pour les opérateurs économiques et la réactivation du marché interbancaire en Algérie, notamment à travers les prêts.

Laksaci dira que l’année 2016 sera une « année test pour les banques en termes de contribution à la préservation du pays contre le choc pétrolier et à l’atténuation de son impact ». Ces banques publiques ont subi des « stress tests » à la fin de 2015 et font l’objet de contrôles pour les opérations de commerce extérieur.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email