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Monde

Les mouvements citoyens à l’épreuve de « l’imposture du siècle »

Les mouvements citoyens à l’épreuve de « l’imposture du siècle »

« L’arnaque du siècle » telle que nommée par les manifestants du hirak, ne passera pas, lisait-on sur des écriteaux hissés au milieu des foules un peu partout à travers les villes du pays du million et demi de martyrs.
Les peuples arabo-musulmans, notamment ceux encore attachés à la question palestinienne, devront attendre l’issue des discussions entamées hier au Caire par les représentants des gouvernements et royaumes composant ce qui reste encore de l’organisation panarabe, la Ligue arabe.
Les concertations, en rangs dispersés, visent surtout à définir une stratégie à adopter face à ce qui a été présenté par l’administration américaine comme « le deal du siècle ». Face à cet unilatéralisme à deux (américano-israélien) qui s’impose comme politique « indiscutable », à prendre ou à laisser, et qui vise à admettre l’existence d’un puissant Etat dominant doté de toutes les forces répressives possibles et d’un autre réduit à un Etat vassal démuni de toute autorité et se limitant à quémander en échange de la survivance de sa population des pétrodollars puisés, en plus, des alentours. L’administration Trump, plutôt galvanisée par le lobbying judéo-américain, persiste ainsi contre vents et marées à mener sa politique agressive envers tout ce qui est palestinien devant l’inertie des nations occidentales « trop occupées » à résoudre des conflits géostratégiques embrouillés dans toute la région. L’actuel président des Etats-Unis avait, une année auparavant, tenté le forcing du fait accompli. La décision unilatérale de transfert de la représentation diplomatique américaine en Palestine occupée de Tel Aviv à El-Qods contre tout entendement et à l’encontre de toutes les résolutions onusiennes ayant alors fait de la ville sainte une ville sous occupation au statut particulier à définir lors des négociations, en stand-by entre les deux parties en conflit, Israélien et Palestinien, reste encore dans les mémoires.
La décision annoncée mardi par le président de la première puissance mondiale en marge d’une visite du premier ministre sortant Benjamin Netanyahu semble avoir émané d’un consortium au sein duquel l’on cite déjà à demi-mot la présence de certaines pays arabes parmi lesquels une capitale s’est même proposée d’accueillir ce qui a été présenté comme une rencontre visant à détailler « l’usurpation du siècle » pour reprendre le qualificatif. Un rendez-vous visant, sinon à éliminer, du moins à affaiblir le mouvement des frères musulmans (représenté entre autres par le Hamas) trop dérangeants pour certaines monarchies du Golfe. Un rendez-vous dont l’objectif est aussi de mettre devant « le fait accompli » les parties palestiniennes lesquelles ont pour leur part déjà mis de côté leurs différends en engageant des discussions en inclusif pour développer des stratégies face à ce « chantage » américano-israélien qui leur propose en échange de l’édification réelle de l’Etat dont ils rêvent depuis des décennies avec comme capitale El Qods, de renoncer à leur combat de 70 longues années.
« El-Qods n’est pas à vendre » a dit Mahmoud Abbas, devant les représentants de l’autorité et les chefs des factions et mouvements palestiniens, sitôt le plan américano-sioniste dévoilé. Ce plan chimère vise à faire un don de cinquante milliards de dollars aux Palestiniens en échange de l’acceptation par l’autorité de l’offre du duo américano-israélien contenu dans une cinquantaine de pages.
Cette rencontre palestinienne a vu la mise en place d’un Comité suprême de suivi des forces nationales et islamiques qui regroupe plusieurs organisations. Ce regroupement a lancé des appels au peuple palestinien habitant à l’intérieur et à l’extérieur des territoires occupés de la Palestine à prendre part à des manifestations pour mettre en échec « le plan de Trump » avec comme mot d’ordre « El-Qods n’est pas à vendre ».
Le comité a appelé également les peuples arabes et musulmans à se rassembler devant les ambassades américaines dans les quatre coins du monde pour protester contre ce deal dont l’objectif est de saper la cause palestinienne.
Depuis 1947, la consécration par les Nations unies du partage du territoire de la Palestine en deux entités n’avait cessé de porter des coups au peuple arabe de la Palestine. L’armée israélienne s’est adjugé pour des colons juifs de plus en plus nombreux -au long des années avec la complicité des pays occidentaux à leur tête l’indéfectible allié américain- des terres spoliées aux habitants arabes, les contraignant à fuir vers les extrémités en Cisjordanie ou encore à Ghaza. 

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