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Nationale

Les mosquées du pays dénoncent la fitna à Ghardaïa

Les mosquées du pays dénoncent la fitna à Ghardaïa

Après le triste bilan des morts enregistrés au lendemain des affrontements armés entre Ibadites et Malékites et qui ont attristé non seulement les habitants de Ghardaïa mais toutes les villes du pays, le moment est à présent à la dénonciation de cette grande fitna qui continue à ôter la vie à des Algériens.

Les imams de l’ensemble du territoire national ont appelé, hier à partir des minarets, à mettre fin au versement de sang à Ghardaïa tout en dénonçant la grande fitna qui sème, présentement, la terreur entre les deux communautés Ibadite et Malékite. Quelque 5 000 mosquées du pays ont lancé, d’une seule voix, un appel solennel aux deux communautés de Ghardaïa pour qu’elles préservent la paix, le sang et la fraternité, comme « Allah l’avait recommandé à ses êtres humains musulmans », disaient les imams devant des milliers de fidèles lors de la « Khotba » (discours) de la grande prière du vendredi (Djoumouaâ).

Cette réaction des hommes de culte intervient au lendemain de la triste tuerie entre les deux communautés, survenue il y a presque une semaine et qui a engendré la mort de plus de 23 personnes suite aux affrontements sanglants par armes à feu et armes blanches. La ville de Ghardaïa vit un conflit intercommunautaire. Ce conflit a engendré, en trois ans, la mort de 44 personnes dont 35 Mozabites. Comment Ghardaïa a-t-elle succombé à la terreur ? S’agit-il d’un plan venu d’outre-mer ? Il faut remonter dans le temps pour évoquer de telles hypothèses.

Les affrontements intercommunautaires de Ghardaïa ont éclaté, soit presque deux ans après le début de ce qu’on appelle le « Printemps arabe », ce qui laisse supposer qu’il s’agissait d’un complot étranger. Lorsque les premiers affrontements ont éclaté en 2013 dans la paisible ville de Berriane avant que le feu n’atteigne Guerrara, plusieurs voix se sont élevées à l’étranger pour demander à l’Etat algérien de tout faire pour mettre un terme à ces actes sanglants.

Le sioniste Bernard Henry Levy avait, lui, appelé à une révolution à Ghardaïa et partout en Algérie pour renverser le régime. Faut-il le rappeler, depuis le début des affrontements, les Algériens n’ont pas cessé de dénoncer la fitna qui frappait les deux communautés fraternelles tout en soutenant l’unité du pays. Parmi ces voix qui avaient condamné la violence, le Comité national de défense des droits des chômeurs (CNDDC).

Le Comité en question et par la voie de son coordinateur Tahar Belabbés avait appelé, en janvier 2014, à une grande manifestation des chômeurs du Sud pour dénoncer la fitna et les manipulations politiques qui visaient et continuent de cibler Ghardaïa depuis des années. Cette grande manifestation avait rassemblé des dizaines de milliers de chômeurs du grand Sud algérien. Ils ont dénoncé la fitna et les manipulations politiques qui prennent le grand Sud en général et Ghardaïa en particulier en otage. 

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