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Nationale

Les mesures de la tutelle qualifiées d’insuffisantes par des syndicats

Les mesures de la tutelle qualifiées d’insuffisantes par des syndicats

Candidats aux prochaines élections communales et de wilaya, quelque 11 000 enseignants ont « déserté » les établissements scolaires depuis le début de la campagne électorale. Les syndicats de l’éducation nationale jugent que les solutions proposées par le ministère de tutelle sont « anti-pédagogiques » et « très difficiles » à concrétiser sur le terrain.

Pris de court, le ministère de l’Education nationale a pris en urgence des mesures palliatives pour éviter de perturber la scolarité des enfants.

Ces solutions ont été qualifiées d’insuffisantes par l’ensemble des syndicats du secteur. Ces derniers estiment que la meilleure solution est de remplacer ces enseignants candidats aux élections par des vacataires en attendant leur retour.

Le chargé de l’information du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE), Kouider Yahiaoui, a indiqué que ces mesures prises par le ministère sont irréalisables sur le terrain, notamment en ce qui concerne la répartition des élèves dans d’autres classes. Selon lui, cela est impossible vu que les classes souffrent déjà de surcharge, surtout dans le moyen et le secondaire.

M. Yahiaoui propose au ministère de se focaliser beaucoup plus sur le recours à la vacation comme meilleure solution. « Il faut faire appel aux vacataires pour remplacer les enseignants candidats aux élections locales pour une durée d’un mois, pour assurer la scolarité des élèves sans enseignants, notamment ceux des classes d’examens », a-t-il insisté. 

Pour sa part, le chargé de communication du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapeste), Messaoud Boudiba, a indiqué que ces mesures sont irréalisables sur le terrain.

« Les directeurs d’établissement scolaire ne peuvent pas faire appel aux enseignants contractuels pour remplacer les enseignants candidats aux élections locales pour une durée d’un mois », estime-t-il.

« Ceux-ci ne vont pas accepter », ajoute notre interlocuteur. Aussi, ce syndicaliste explique que puisque la vacation et l’expérience en général ne sont pas prises en considération durant les concours de recrutement, les diplômés universitaires ne sont pas tentés par un remplacement des enseignants candidats aux élections. « Impossible de régler ce problème par la vacation », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, concernant la prise en charge des élèves sans enseignants, et ce dans le cadre des heures supplémentaires, M. Boudiba souligne que le ministère n’a pas le droit d’exiger des autres enseignants de travailler en heures supplémentaires pour prendre en charge les élèves sans enseignants.

Pour lui, le ministère devra laisser la liberté à chaque établissement de trouver les solutions adéquates afin d’assurer la continuité de la scolarité des élèves, sans toutefois exiger la répartition sur d’autres classes, vu la pression que subissent les enseignants au quotidien avec le problème de surcharge.

M. Boudiba regrette que le ministère ne puisse pas trouver une solution pour remplacer les enseignants candidats. Néanmoins, il propose à ces derniers de se débrouiller pour rattraper le retard d’un mois pendant les vacances. Autrement dit, les enseignants concernés sont les seuls à pouvoir régler ce problème.

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