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Nationale

Les membres de la CEDEAO veulent saisir l’UA et l’ONU

Les membres de la CEDEAO veulent saisir l’UA et l’ONU

Le Front Polisario continue à accumuler les soutiens dans sa lutte pour la libération de son pays, occupé illégalement par le Maroc depuis 1975, et ce malgré les résolutions pertinentes de l’ONU qui recommandent la tenue d’un référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui.

Les pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (CEDEAO) veulent organiser une « conférence de solidarité » avec le Front Polisario pour donner plus de visibilité et plus de tonalité à la lutte que mène depuis plus de trente ans le parti sahraoui.

Réunis les 19 et 20 août dernier à Johannesburg, les quinze membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Southern African Development Community – SADC) ont adopté, à l’initiative du pays hôte, une recommandation portant soutien au Front Polisario.

Les délégations ont également exprimé, dans un communiqué, « leur profonde préoccupation de l’arrêt du processus de décolonisation dans le continent africain, au Sahara occidental ».

Une position en phase avec la demande de la majorité des pays africains quant à une relance des négociations sur l’avenir du territoire sous l’égide des Nations unies.

Les composantes de la SADC annoncent également l’adoption d’ »une recommandation pour tenir une conférence de solidarité avec le peuple sahraoui et la République arabe sahraouie démocratique (RASD), dont les résultats seront soumis à la commission de l’Union africaine », précise le texte.

Il y a environ deux semaines, le Parlement de l’Afrique du Sud a examiné un rapport présenté par des députés de l’ANC sur la situation au Sahara occidental. Ses rédacteurs ont sollicité du gouvernement de Jacob Zuma le parrainage et le financement d’un congrès international de solidarité avec le Polisario.

Ils ont également demandé au président sud-africain de réaliser des projets de développement dans les camps de Tindouf. Le Maroc, qui espère intégrer le marché commun de la CEDEAO, reçoit ainsi un message fort de la part de cette organisation sous-régionale.

Le discours provocateur du roi du Maroc

Malgré ses revers diplomatiques, le roi du Maroc continue à nier l’évidence. Le gouvernement sahraoui a vivement condamné le discours « provocateur » du roi du Maroc, prononcé récemment à Rabat, estimant qu’il entame « la crédibilité » de l’ONU et qu’il « nuit » aux intérêts des peuples sahraoui et marocain. 

« Le gouvernement sahraoui condamne les propos du roi du Maroc et les considère comme une provocation portant atteinte aux intérêts des peuples sahraoui et marocain, tout comme il met en danger la sécurité et la stabilité dans la région à risque et sape la crédibilité de l’Organisation des Nations unies », a indiqué un communiqué du ministère de l’Information.

Le texte a en outre rappelé « les obstructions dressées par le Maroc devant les négociations tendant à organiser un référendum libre, équitable et impartial sous les auspices des Nations unies, par lequel le peuple sahraoui pourra décider librement de son propre destin ».

Le gouvernement sahraoui a également condamné « les violations flagrantes des droits de l’homme et le pillage illégal des ressources naturelles du Sahara occidental, qui se trouve sous la tutelle de l’Organisation des Nations unies ».

Il a enfin appelé les Nations unies, son SG et le Conseil de sécurité à « assumer pleinement leurs responsabilités et à faire pression sur le gouvernement marocain pour respecter la légitimité internationale et permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit légitime à l’autodétermination, l’indépendance ainsi que le respect des droits de l’homme et la fin au pillage des ressources naturelles dans les territoires occupés du Sahara occidental ».

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