-- -- -- / -- -- --
Nationale

Les médecins résidents en grève à partir de ce lundi

Les médecins résidents en grève à partir de ce lundi

Le bras de fer continue entre les médecins résidents et la tutelle, et ce au grand dam des malades. 

Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) veut maintenir la pression sur la tutelle en relançant ses grèves cycliques, qui auront lieu aujourd’hui et demain à l’échelle nationale, tout en menaçant d’une grève illimitée.

« Le passage à une grève illimitée reste envisageable. Aussi, nous appelons l’ensemble des résidents à se tenir prêts à toute éventualité », prévient le collectif dans un communiqué posté sur son compte Facebook.

En parallèle de ces débrayages intermittents (lundis et mardis durant lesquels le collectif appelle tous les futurs médecins spécialistes à boycotter toutes les tâches médicales et pédagogiques durant ces deux jours, le CAMRA annonce deux sit-in. 

Le premier, dans la matinée de demain, au niveau du CHU de Bab El-Oued, et le second, le 12 décembre, au CHU de Mustapha. Des piquets de grève seront ensuite programmés les lundis.

Les médecins en spécialisation se réuniront à l’intérieur et aux alentours de leur lieu de travail pour grossir les rangs. Cette mobilisation risque de paralyser davantage les hôpitaux en bloquant toute la chaîne des services au niveau des structures hospitalières publiques déjà très défaillantes. 

Pur rappel, les résidents mènent des actions de protestation depuis la semaine dernière pour maintenir la pression sur leur ministre de tutelle, Mokhtar Hazbellaoui, qui a déjà eu une audience avec leurs délégués le 28 novembre dernier sans que la rencontre n’aboutisse à des résultats concrets, selon le collectif. Le souci majeur des résidents reste le service civil imposé depuis 1984 à tous les nouveaux médecins spécialistes au terme de leur études. 

Ces derniers ne peuvent exercer leur profession avant d’avoir effectué le service civil dans la région où ils ont été affectés. Selon la tutelle, cette pratique est nécessaire pour améliorer les soins dans le Sud et les Hauts Plateaux, qui manquent cruellement de médecins spécialistes.

Cependant, les résidents jugent que le service civil est une sorte d’injustice à leur égard et revendiquent son abrogation ou du moins l’annulation de sa forme obligatoire, proposant plutôt de nouvelles mesures incitatives qui encourageraient le personnel médical à exercer dans les zones reculées.

« Il nous faut un salaire adéquat, un logement et surtout un plateau technique pour pouvoir exercer dans les zones enclavées », a résumé un résident lors du dernier sit-in tenu au CHU Mustapha.

Outre le service civil, les médecins en spécialisation revendiquent également l’accès aux œuvres sociales des travailleurs de la santé publique ainsi que la révision du statut du médecin résident pour l’adapter aux nouvelles mutations que connaît le secteur en Algérie et ailleurs.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email