-- -- -- / -- -- --
Nationale

Les médecins menacent de ne pas assurer le service minimum

Les médecins menacent de ne pas assurer le service minimum

Le bras de fer des médecins résidents se poursuit après plus de 10 semaines de grève. ce mardi, leurs représentants ont quitté la table des négociations avant même la fin de la réunion qui les a regroupés avec le comité intersectoriel en vue d’apporter des réponses à leurs revendications.
Dans un communiqué de presse, publié à l’issue de la rencontre par le Collectif autonome des médecins résidant algériens (Camra), les protestataires ont exprimé leur « colère » et leur « déception » de la tournure des évènements.
La Camra a désapprouvé « l’absence » du ministre de la Santé à la table des « négociations du fait de son déplacement en dehors du pays en cette période de crise », regrettant de « se retrouver à la table des négociations avec un comité de réflexion sans aucun pouvoir décisionnel ».
En outre, les résidents déplorent que leurs représentants « se retrouvent contraints d’avoir à discuter de leurs revendications durant des réunions éparses plutôt que de les discuter en bloc pendant trois jours consécutifs ».

En tenant le comité intersectoriel pour responsable de la lenteur des négociations, « ce qui se répercute malheureusement sur le malade en premier », le collectif des résidents accuse enfin le comité de publier de comptes rendus non fidèles à ce qui se passe et se dit durant les réunions ».

A l’issue de la rencontre avortée au ministère de la Santé, les médecins résidents ont tenu leur sit-in au CHU Mustapha. La grève, des médecins résidents, déclenchée depuis novembre dernier, a été jugée illégale mardi dernier par le tribunal administratif de Bir Mourad Raïs. Mais le débrayage n’a pas été interrompu. Les 13 000 résidents exerçant dans les 17 CHU que compte le pays ne comptent pas baisser les bras. Leurs revendications portent essentiellement sur l’abrogation du caractère obligatoire du service civil.
Ce système, en vigueur depuis 1984, contraint les médecins résidents, au terme de leurs études de spécialisation d’exercer entre une année et 3 ans dans le Sud et les Hauts Plateaux, faute de quoi ils seront privés de leur diplôme.
Les résidents admettent qu’il faut envoyer des médecins spécialistes dans les zones reculées mais déplorent les conditions d’exercice de leur métier. Ils contestent le fait qu’ils se retrouvent du jour au lendemain dans des zones enclavées sans logements, sans plateaux techniques, sans équipements médicaux ni même de médicaments.
De plus, cette forme exigée du service civil les révoltent. Ils proposent plutôt de la remplacer par des mesures incitatives qui motivent les spécialistes à aller travailler dans les zones enclavées. Parmi ces mesures incitatives, l’amélioration des salaires, l’octroi de primes, l’hébergement, la disponibilité du personnel paramédical et les équipements leur permettant d’exercer convenablement.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email