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Nationale

Les masques trop chers dans les pharmacies

Les masques trop chers dans les pharmacies

Le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (SNAPO) veut le monopole de la vente des masques de protection et d’autres produits pharmaceutiques qui sont trop chers dans ces officines pour la bourse du citoyen notamment ceux ayant des femmes nombreuses.

Pour le SNAPO, cette pratique constitue « une grave atteinte à l’exercice de l’activité pharmaceutique », a dénoncé le syndicat dans un communiqué rendu public, ajoutant que le citoyen sera mieux informé sur les bonnes manières d’utilisation de ces bavettes afin d’éviter tout risque de contamination.

Pour ce qui est « la vente de ces produits sur les trottoirs et dans le circuit informel », le syndicat estime que c’est « une insulte à notre système de santé ». Ainsi, le SNAPO exige que la vente des produits médicaux, entre autres, les masques, le gel hydroalcoolique soit autorisée uniquement dans les officines pharmaceutiques. Le Snapo estime que les circonstances actuelles et exceptionnelles ont fait que les pharmacies soient le seul endroit sécurisé pour la commercialisation des masques de protection et d’autres produits de désinfection. le syndicat rappelle qu’une officine est soumise à des conditions de qualité de responsabilité pharmaceutique, au respect de procédures commerciales et des conditions de traçabilité, et à l’application des taxes (TVA et TAP) qui sont réservées au Trésor public.

Par ailleurs , pour ce qui est de la hausse de prix des masques de protection, le SNAPO explique que cela est due à plusieurs paramètres. Il cite, essentiellement, l’intervention de plusieurs intermédiaires et spéculateurs, ainsi que le procédé de fabrication et la qualité du tissu chirurgical. Le syndicat précise, dans le même cadre, que le prix du masque chirurgical sorti PCH hors taxe est de 71 DA en appliquant une TVA. Il arrive chez le grossiste à 84 DA. Le pharmacien, qui perçoit une marge de 10%, le revend donc à 105 DA. Tous ces calculs font qu’il est impossible de le commercialiser au prix plafonné par l’Etat, à savoir 90 DA, argumente le SNAPO.

L’organisation syndicale a affirmé encore une fois que le pharmacien est le seul à pouvoir sécuriser le circuit des médicaments et autres produits médicales, tout en assurant les conditions d’hygiène et de stérilisation à ces produits, qui peuvent être utilisées d’une manière erronée et conduisent à des résultats désastreux. Ainsi, les masques qui devraient être un moyen de protection, contribueront à la transmission du virus entre les personnes.

Mais tous les citoyens interrogés par le jeune indépendant estiment que le prix du masque et bavettes pratiqué dans les pharmacies sont excessifs. Une pharmacie à Kouba vend des masques N95 à 550 DA tandis que la bavette est cédée à 80DA et la paire de gants bas de gamme à 25DA, des prix jugés prohibitifs alors que dans beaucoup de pays les bavettes sont distribuées gratuitement. C’est ainsi que beaucoup de citoyens confectionnent leurs bavettes eux-mêmes en comptant sur les normes Afnor disponibles sur Internet.

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