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Nationale

Les marchés tardent à reprendre leur rythme normal

Les marchés tardent à reprendre leur rythme normal

Quatre jours après l’Aïd el-Fitr, les étals des marchés de la capitale sont quasiment vides. Une bonne surprise, tout de même, les prix des maigres quantités de fruits et légumes disponibles ne sont pas en hausse. La reprise est attendue pour ce début de semaine.

Les pères de famille et les ménagères qui sont allés s’approvisionner aux marchés de la capitale ces derniers jours n’ont pas trouvé, comme durant le Ramadhan, l’abondance sur les étals des produits maraîchers de toutes sortes ainsi que la surabondance cette année des fruits de saison. Nombreux ont été les marchands qui ont laissé leur local vide faute d’approvisionnement des marchés de gros.

Cependant, presque tous les produits agricoles sont disponibles mais en faible quantité, et les prix nont pas varié. Bien mieux, au marché de laâqiba, à Belcourt, la pomme de terre est affichée à 40 dinars le kilo, la tomate à 30 dinars. Encore mieux, au marché Nelson, à l’entrée de Bab El Oued, la tomate d’une qualité exceptionnelle est vendue au prix imbattable de 25 dinars le kilo.

Concernant les fruits, toujours au marché de laâqiba, les figues de printemps, bien mûres et mielleuses, sont descendues à 80 dinars le kilo, alors qu’il y a quelques semaines à peine, précoces, leur prix avait atteint 450 dinars.

Les pastèques géantes d’El Oued et d’El Ménéa sont accessibles à 40 dinars seulement le kilo. Les pêches, les pommes et les poires locales s’affichent à des prix raisonnables, beaucoup plus bas que les prix des pommes importées qui ont d’ailleurs disparu des étals depuis les restrictions des importations.

On trouve même des prunes à 80 dinars le kilo. Il y a lieu de noter l’absence du persil, des poix chiches, des épinards, étalés partout durant le mois de Ramadhan. Cependant, pour ces prix avantageux, il faut se donner la peine de se rendre dans les marchés. C’est la ruine, en effet, dans les locaux de quartier des fruits et des légumes.

A la rue de Tanger au centre d’Alger, par exemple, la carotte est vendue à 150 dinars le kilo, les prunes à 350 dinars, la pomme de terre à 70 dinars ainsi que la tomate. Le citron, ici, a atteint des sommets avec un prix de 500 dinars.

C’est la même mercuriale, encore plus en hausse, pour tous les autres marchands de fruits et de légumes des différents quartiers de la capitale, arguant du fait que ces prix affichés subissent automatiquement une majoration juste après l’Aïd. Ici, même les œufs affichent des prix supérieurs à la normale. Concernant le pain, les boulangeries sont pratiquement ouvertes ces quelques jours d’après l’Aïd.

Seulement, de longues chaînes se produisent devant les magasins du fait de la diminution de la quantité de fabrication du pain, suite à l’absence prolongée d’une partie de leur main d’œuvre. Cette situation aurait certainement fait le bonheur des vendeurs de pain traditionnel, nombreux durant le mois de Ramadhan et absents, eux aussi, après l’Aïd.

Il faut avoir un regard indulgent et bienveillant sur ces travailleurs au métier pénible. Ils sont présents tout le long de l’année. Ils méritent ces quelques jours de repos supplémentaires. Tout rentrera dans l’ordre dans les jours qui suivent avec l’espoir de prix raisonnables et abordables.

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