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Nationale

Les manuels scolaires, le grand déficit

Les manuels scolaires, le grand déficit

Comme partout ailleurs à travers le territoire national, la disponibilité des manuels scolaires continue de susciter des inquiétudes à Constantine. Parents et élèves sont sur le qui-vive, et l’opération de mise en vente initiée par l’Office national des publications scolaire (Onps) au début du mois dans le hall du palais de la Culture Mohamed-Al-Khalifa, en plein centre-ville, a montré ses limites.

Cette opération de vente entamée en parallèle avec la rentrée des classes mercredi dernier n’a finalement pas fait long feu et sitôt le « petit « stock mis à la disposition des agents de vente sur place épuisé, la pagaille n’a pas tardé à gagner du terrain.

D’autant que l’entrée en lice d’intermédiaires et autres spéculateurs lesquels se sont rués sur l’espace pour arracher le maximum de titres, notamment ceux de deuxième génération, a laissé dubitatifs monsieur-tout-le-monde.

En fin de semaine et à plusieurs reprises, il a fallu l’intervention musclée de la force publique pour dissuader les opportunistes, avant qu’il ne soit carrément mis fin à l’expo-vente.

Bien que d’autres points de vente aient été aménagés par les représentants de l’Onps à la maison de la Culture Malek-Haddad ou encore au centre commercial Ritadj Mall à la ville nouvelle Ali-Mendjli.
Face à ce désordre, nombreux sont les parents désemparés qui se sont rabattus sur les livres d’occasion quand cela était possible, notamment pour les élèves du deuxième palier en deuxième et troisième années.

Restent les manuels des matières ayant fait l’objet de révision et que l’on désigne par manuels de deuxième génération : pas une unité n’a fait son apparition à Constantine.

Bien que la quasi-totalité des collèges ait entamé la distribution des livres jeudi, il reste qu’au a moins deux manuels sont introuvables. « Mon fils est en troisième année moyenne ; A la bibliothèque de son CEM, on ne dispose que de deux livres, ceux des sciences naturelles et de la langue anglaise ; il les a achetés jeudi.

Pour le reste, j’ai l’impression qu’il va falloir se débrouiller tout seuls « , nous a dit une maman dont le fils est inscrit à l’école Benmoussa à Boussouf, dans la périphérie ouest de la capitale de l’Est.

Même constat dans un CEM au centre-ville de Constantine. Deux manuels et non des moindres, puisqu’il s’agit de ceux de la langue arabe et des mathématiques, restent introuvables. Au collège Boughaba dans le quartier du Coudiat, parents et élèves sont dans l’expectative.

« On nous a dit que tout rentrera dans l’ordre dès dimanche, alors on attend « , nous a lancé, confiant, un jeune garçon de 13 ans. Au centre de wilaya de documentation et de diffusion pédagogique sis au polygone, on se défend de « conserver « quelque titre que ce soit.

Selon le premier responsable de l’organisme, le taux de couverture a avoisiné les 100%. Selon lui, quatre niveaux classes sont concernés par ce manque, les troisièmes et quatrièmes années du palier primaire et les deuxièmes et troisièmes de celui du moyen et cela ne concerne que les livres d’arabe et de mathématiques.

Selon M. Redha Berrah les besoins exprimés par les chefs de tous les établissements de la wilaya de Constantine qui compte près de 230 000 élèves scolarisés ont été correctement pris en charge. Le centre de Constantine n’enregistre aucun retard.

Ce couac serait donc lié au planning tracé par les collaborateurs de la ministre, notamment ceux chargés de la préparation, de l’impression et de la diffusion des manuels, surtout ceux de deuxième génération.

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