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Nationale

Les manifestants constantinois louent la Kabylie

Les manifestants constantinois louent la Kabylie

Au premier vendredi postscrutin présidentiel, le 43e depuis le début du hirak le 22 février dernier, les rues du centre de Constantine n’ont pas désempli. Ils étaient plusieurs milliers à battre le pavé au lendemain du scrutin présidentiel où le taux de participation dans la capitale de l’Est avait atteint 41.1%, chiffre officiel annoncé jeudi en fin de soirée par le délégué de wilaya de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie).

Scandant des slogans hostiles à « l’Etat militaire », les manifestants, hommes, femmes et enfants, ont sillonné dès 14 heures les habituelles avenues du centre de la cité, refusant ainsi d’obtempérer à ceux qui croyaient qu’au lendemain des élections tout ce « beau monde » rentrera chez lui. « Nous allons continuer notre combat jusqu’à l’édification d’un Etat de droit réellement démocratique, nous y tenons et nous y croyons », a ainsi déclaré un universitaire très engagé dans ce mouvement populaire. Les coutumiers slogans « dawla madanya machi askarya » ou encore « Djazaïr houra démocrtya » ont été criés par la masse populaire qui cachait mal sa colère, oserions-nous dire. Refusant de facto de reconnaître les résultats issus la veille des urnes.

Le nom du nouveau président élu, Abdelmadjid Tebboune en l’occurrence, était sur toutes les lèvres. « Djebetou el hamla, Tebboune ma yehkemna » (Il a été parachuté, Tebboune ne nous gouvernera pas)

« Intikhabet machi charaiya, dhad el irada echaabiya », (Des élections illégitimes contre la volonté populaire) Oooh, ya issaba intikhabet zewertouha, rais machi chariï, el massiret enkemlouha » (oh, les clans, vous avez truqué les élections, le président n’est pas légitime, nous allons poursuivre les marches) pouvait-on aussi entendre scander les marcheurs, lesquels n’ont pas aussi manqué de faire un clin d’œil aux manifestants kabyles. « Ya leqbayel bravo alikoum wel djazair teftakhir bikoum » (Bravo les kabyles, l’Algérie est fière de vous) en référence aux taux d’abstention relevés dans la majorité des villes berbérophones du centre du pays.

Autre constat, la marche d’hier avait aussi le souffle long. A 16h30 les manifestants, infatigables, étaient encore dehors, bravant le froid et le climat alors qu’en fin d’après-midi le mercure était descendu sous la barre des 10 degrés.

Le débat hebdomadaire a aussi été au rendez-vous, offrant comme d’habitude une tribune à des citoyens anonymes pour commenter l’actualité et exposer leurs points de vue.

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