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Nationale

Les magistrats appellent à un sit-in devant le ministère

Les magistrats appellent à un sit-in devant le ministère

Le large mouvement de nominations opéré jeudi dernier par le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati, dans le corps des magistrats, a suscité colère et indignation du Syndicat national des magistrats (SNM).

Dans un communiqué rendu public hier, le SNM a annoncé avoir convoqué, à cet une « réunion urgente » de son bureau exécutif qui s’est tenue hier au siège du syndicat, à Chéraga. Lors de cette réunion, le syndicat s’est penché entre autres sur le large mouvement dans le corps des juges et procureurs décidé par le ministre de la Justice et approuvé et validé par le Haut conseil de la magistrature. Le SNM estime que le changement opéré par la chancellerie « n’est pas à la hauteur des attentes de ses membres, mais aussi pour examiner les différentes revendications socio-professionnelles des magistrats non encore satisfaites à ce jour ».

Le Syndicat des magistrats relève dans ce sillage la politique de « fuite en avant » des pouvoirs publics qui « cherchent à gagner du temps ». Il est à rappeler qu’en septembre dernier, le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, s’était engagé à opérer un mouvement dans le corps de la magistrature « au terme de la révision annuelle des listes électorales et de la période de recours », assurant que ce mouvement serait « à la hauteur des aspirations des magistrats ». Ce qui n’est visiblement pas le cas. Les magistrats n’ont toujours pas obtenu la révision des salaires, eux qui estiment que « leur situation sociale, en termes de soins de santé, de logement et de salaire, ne correspond pas à la nature des missions et des obligations qui leur sont confiées ». Le SNM a réagi à l’annonce du ministre du secteur du projet de mouvement annuel des magistrats qui « a touché 2 998 magistrats ».

Le ministre a assuré que « ce mouvement se base sur des critères objectifs préalablement définis, à l’issue d’une analyse et d’une évaluation minutieuses de plusieurs décennies de gestion des ressources humaines du secteur, aux conséquences désastreuses dont certaines suscitent la répulsion, voire le ressentiment ». Défendant sa décision, M. Zeghmati a précisé qu’ : « elle a été effectuée dans le respect strict des dispositions de la loi, en tenant compte des demandes des concernés, de leur compétence professionnelle, de leur situation familiale et leur état de santé, outre des considérations liées à la nécessité de service ». Pour M. Zeghmati, la réunion du CSM est intervenue « à une étape décisive où le peuple revendique l’indépendance de la justice, qu’il place au même rang que la lutte contre la corruption ». Il est fort possible que « les magistrats organiseront aujourd’hui un sit-in devant le siège du ministère de la Justice en signe de protestation et de contestation contre les décisions de mutations qu’ils jugent non étudiées ».

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