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Sports

Les Lions de la Terenga rugissent d’entrée et avertissent

Les Lions de la Terenga rugissent d’entrée et avertissent

Il aura fallu attendre le quatrième match de la CAN Total, Gabon 2017 pour assister à une première victoire, celle du Sénégal sur la Tunisie.

Le résultat est plutôt flatteur pour les Lions de la Teranga qui ont subi le jeu, un peu avant la mi-temps, et beaucoup après. Le réalisme a payé.

A l’inverse on se demande encore après la rencontre, et on se le demandera longtemps, comment les Tunisiens s’y sont pris pour ne pas être allés chercher le ballon au fond des filets d’Abdoulaye Diallo. Commençons par les buts. Le premier sur pénalty, consécutif au fauchage d’Aymen Abdennour sur le capitaine des Lions Cheikhou Kouyaté. Sadio Mané trompe Aymen Mathlouthi.

Ses fans n’attendaient pas moins de lui (1-0, 9’). Auparavant il n’y avait eu qu’un seul tir sénégalais et surtout une tête de l’attaquant tunisien Ahmed Akaïchi, à une poignée de centimètres de la cage sénégalaise. Le même Akaïchi n’était pas loin d’égaliser au quart de jeu sur un ballon perdu par la défense sénégalaise.

Le deuxième but de la première période et du match survenait à la demi-heure de jeu. Une tête de Kara Mbodji, le défenseur qui avait traversé tout le terrain pour sauter plus haut que tout le monde. Ensuite, pendant une heure, plus de buts. Il est pourtant impossible de dénombrer le nombre d’opportunités que se sont créés les joueurs tunisiens. Surtout au cours de la seconde phase de la partie. Rien que de la 57e à la 62e minute, une demi-douzaine, Msakni, Akaïchi, Sliti et quelques autres.

Les Aigles faisaient penser aux rapaces auxquels ils empruntent leur surnom qui sillonnent le ciel mais qui, par aveuglement, sont incapables de viser leur proie. Incroyable, inracontable. Les Tunisiens pourront invoquer la malchance, la maladresse. Peut-être omettront-ils de mettre en cause leurs erreurs techniques.

Et puis cette incapacité à changer de rythme dans leur course quand les Sénégalais donnaient une plus grande impression de puissance, de vitesse, de percussion. Cependant les hommes d’Aliou Cissé, l’ancien capitaine de la génération 2002, quart de finaliste de la Coupe du monde en Asie, ont souffert, beaucoup souffert, en défense en particulier et ils doivent beaucoup à leur gardien Diallo qui a déjoué avec succès tous les plans tunisiens.

Les Sénégalais ont gagné mais on n’a pas pu encore savoir s’ils avaient la trempe du champion 2017. Trop tôt. Leur prochain match sera très important. Par chance, ce sera contre le Zimbabwe, très éprouvé physiquement par sa rencontre avec l’Algérie. La Tunisie, jeudi prochain, sera opposée à son voisin algérien.

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