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Sports

Les leçons du passé n’ont pas été retenues

Les leçons du passé  n’ont pas été retenues

La sélection algérienne de handball, quatrième de la coupe d’Afrique des nations (CAN-2016) qui s’est terminée samedi au Caire avec le sacre de l’Egypte, a fourni une décevante prestation lors de son parcours dans cette compétition, ratant sa qualification au Mondial-2017 en France.

Les Algériens —Fédération, staff technique et joueurs— n’ont finalement pas retenu les leçons du piétre championnat du Monde-2015 au Qatar, où les “Verts” avaient terminé à la 24e et dernière place en perdant tous leurs matchs, derrière des équipes comme l’Arabie Saoudite et le Chili, loin d’être des foudres de guerre.

Avec un effectif, certes décimé par les blessures et en hibernation pendant plus de 7 mois, le Sept national, auteur d’un bilan de cinq victoires et trois défaites, n’a jamais donné l’impression qu’il pouvait aller en terre égyptienne défendre son titre remporté en 2014, ni de pouvoir arracher cette troisième et dernière place tant convoitée donnant accès au Mondial-2017.

La sortie ratée des hommes de Salah Bouchekriou, nommé dans la précipitation à seulement quatre mois du début de cette CAN, ne peut que témoigner de la “politique de bricolage” entreprise par les responsables de la Fédération algérienne de handball (FAHB) qui, à chaque fois, se défendent en mettant en cause le “manque de moyens” dont dispose leur instance.

Si nous allons au Mondial français pour terminer à la 24e et dernière place, alors il vaut mieux ne pas s’y rendre”, a lâché Bouchekriou, dépité, à l’issue de la défaite face à l’Angola lors de la petite finale (25-19) comme pour dire que cette équipe n’a pas le niveau ou qu’elle ne se prépare pas bien aux rendez-vous importants.

Les larmes du demi-centre Abdelkader Rahim après cet échec, effondré sur le parquet de la salle du complexe sportif du Caire, avant d’être réconforté par ses coéquipiers, ne vont rien changer. Il manquera bel et bien son deuxième championnat du Monde de suite après celui de Doha-2015 pour une blessure à l’épaule.

Les prémices de ce “fiasco” étaient pourtant bien là : une Fédération absente, une équipe nationale inactive pendant sept mois, un entraîneur désigné en “pompier”, un poste de Directeur technique national (DTN) vacant depuis plusieurs mois avant la venue d’Azzedine Bensbaâ, un effectif décimé par les blessures et méforme de certains joueurs cadres.

La préparation express de trois mois n’a finalement servi à rien : le Sept national n’a pas convaincu lors de la plupart de ses rencontres au Caire et termine la compétition au pied du podium.

Nous avons eu les moyens de travailler pendant trois mois, ce qui n’est pas suffisant pour rivaliser avec les meilleures équipes africaines à l’image de l’Angola qui ne cesse de progresser (…) Je pense également que les blessures ne nous ont pas épargnés”, a résumé Salah Bouchekriou dont l’avenir à la tête des Verts reste des plus incertains .

Pour ne pas revivre de telles expériences cauchemardesques, la sélection algérienne doit se remettre au travail sur la base d’un programme à long terme pour encadrer la nouvelle génération des Abdi, Saker et autres Ghodbane et Boudjenah, et reconstruire, du coup, une équipe performante qui pourra jouer les premiers rôles en rivalisant avec des équipes comme l’Egypte et la Tunisie.

Et cela commence dès maintenant par la mise en place d’un programme de préparation adéquat pour la sélection des moins de 21 ans qui s’apprête à disputer le Mondial-2017 de la catégorie en Algérie.

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