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Nationale

Les juges exigent le départ du ministre Zeghmati

Les juges exigent le départ du ministre Zeghmati

Rien ne va plus dans le secteur de la justice depuis dimanche dernier après le mouvement initié par Belkacem Zeghmati, un mouvement qui est considéré comme ingérence dans le travail du Haut conseil de la magistrature, seul habilité à se prononcer dans les mutations des juges.

Le Syndicat national des magistrats a exigé avant-hier, juste après le grave incident et l’inqualifiable agression musclée dont ont été victimes des magistrats de siège et de parquets de la cour d’Oran, le départ du ministre de la Justice et garde des Sceaux Belkcem Zeghmati, estimant qu’il est à l’origine de la situation qui prévaut dans le secteur.

Des centaines de magistrats, venant des quatre coins du pays, se sont regroupés dès les premières heures devant la résidence des magistrats à Ben Aknoun, pour crier leur ras-le-bol des dépassements arbitraires et abusifs dont ils se disent l’objet : « Les hautes instances de l’Etat doivent intervenir pour mettre un terme à la situation que nous vivons depuis l’arrivée du ministre à la tête du secteur. »

Sur le trottoir qui fait face au siège de la résidence des magistrats, des centaines de juges de la plus haute institution judiciaire dans le pays, à savoir la Cour suprême, ont organisé un sit-in dans la grande cour en signe de protestation contre l’agression corporelle musclée contre leurs collègues qui organisaient un rassemblement pacifique au siège de la cour d’Oran.

Certains scandaient des slogans hostiles au ministère de la Justice et par lesquels ils appelaient le premier responsable du secteur de la justice à revenir sur ses décisions.

Ces derniers menacent de poursuivre leur mouvement de protestation en cas de refus de répondre favorablement aux doléances des magistrats mutés.

Pour rappel, le tribunal administratif de Tipasa a rendu, avant-hier, une ordonnance en référé d’heure en heure déclarant illégal le mouvement de grève annoncée et observée par le Syndicat national des magistrats (SNM). Appuyant sa décision sur des anomalies “sans notification préalable, ni respect du service minimum, outre l’occupation illégale des postes de travail et l’atteinte à la liberté de travail”, a indiqué, avant-hier, un communiqué du ministère de la Justice.

“Ce mouvement de grève est illégal car intervenant en contradiction des dispositions de l’article 12 de la loi organique portant statut de la magistrature et entravant le bon fonctionnement d’un service public sensible, en l’occurrence la magistrature, ainsi que les intérêts des citoyens, d’autant que des juges ont été empêchés d’exercer leurs fonctions et de poursuivre le travail judiciaire”, a ajouté la même source.

Cette ordonnance contraint la partie défenderesse, à savoir le SNM, représentée par son président, à “ne pas entraver l’action judiciaire, et de ne pas empêcher les magistrats d’exercer leurs fonctions et de quitter les lieux de travail”, lit-on dans le communiqué.

Le ministère de la Justice réitère encore une fois sa disposition à faire prévaloir le dialogue et la sagesse au mieux des intérêts du citoyen et de l’intérêt général, a conclu le communiqué du ministère de la justice.

Joignant l’acte à la parole, le ministère de la Justice a mobilisé la force publique pour imposer l’installation de plusieurs procureurs et présidents de tribunaux.

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