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Nationale

Les jeunes réticents à travailler chez le privé

Les jeunes réticents à travailler chez le privé

Le directeur général de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM), Mohamed-Tahar Châalal, s’est exprimé sur les contradictions qui caractérisent le marché du travail. Il a affirmé qu’en dépit de la prédominance du secteur privé dans les offres d’emploi, les jeunes algériens refusent souvent d’y travailler.

Un total de 65 000 demandeurs d’emploi refusent de travailler chez le privé, qui est caractérisé par une prédominance de 77% d’offres d’emploi, a indiqué, hier, Mohamed-Tahar Châalal, lors de son passage sur les ondes de la Chaîne III de la radio algérienne.

Le responsable a vivement «refusé» les critiques à l’encontre du secteur privé en soulignant que le secteur économique ne pose aucun problème. «La plupart des travailleurs finissent par avoir un poste permanent, contrairement à la fonction publique où les contrats sont souvent renouvelés à cause du manque de postes budgétaires», a-t-il défendu.

Par ailleurs, et avec le lancement des projets dans différents secteurs d’activité, le marché national de l’emploi a enregistré une croissance de 14% durant l’année 2016,  et ce comparativement à l’année 2015, a annoncé le directeur général de l’ANEM.  «L’agence a effectué le placement de 351 000 emplois dans le secteur économique au profit essentiellement des jeunes chômeurs, contre 310 000 l’année précédente », a-t-il indiqué.

Sur les 351 000 emplois créés, 77%  proviennent du secteur privé, a détaillé M. Châalal, notant la hausse de cette tendance alors qu’auparavant c’est le secteur public qui était davantage pourvoyeur en cela, précisant que le privé «recrute plus dans le cadre classique», ainsi que dans ceux mis en place par l’Agence, à savoir le Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DIAP) et le Contrat de travail aidé (CTA), destinés aux jeunes primo demandeurs.

Plus de 93% des DIAP effectués cette année l’ont été au niveau du secteur économique, l’administration détenant une faible proportion en matière d’insertion professionnelle alors qu’environ 50 000 placements ont été réalisés dans le cadre du CTA, a-t-il encore indiqué.

Ces placements ont été réalisés grâce aux «nouveaux investissements et projets ayant permis la création d’emplois nets, à la modernisation opérée au niveau des secteurs-clés ayant eu un impact positif sur les projets lancés ou en cours, ainsi qu’à une meilleure organisation de l’environnent économique national», a-t-il expliqué.

Interpellé sur l’impact de la conjoncture économique actuelle sur le financement des dispositifs d’emplois des jeunes, M. Châalal a soutenu que tous les crédits ont été octroyés, dans le cadre de la loi de finances 2017, pour continuer à financer les placements en DIAP et une partie de ceux qui seront effectués en CTA.

«Il en est de même pour les autres agences», a-t-il indiqué, citant l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ) ainsi que la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC).

S’agissant des demandes d’emplois, il a fait savoir qu’à la même période de l’année en cours, l’agence a enregistré 919 000 dossiers, soit une baisse de 7% comparativement à la même période de 2015.

En plus d’être un phénomène qui touche majoritairement les jeunes (75%), le chômage en Algérie se caractérise aussi par le fait de compter essentiellement des primo demandeurs, a poursuivi le même responsable, notant que sur la totalité des demandes répertoriées, plus de 818 000 sont celles de personnes arrivant pour la première fois sur le marché du travail.                                                                                    

Il faut dire que la prise en charge des usagers est l’une des préoccupations majeures de l’ANEM. En effet, dans ce sillage, l’ANEM, qui mise beaucoup sur la formation continue de ses cadres et conseillers, a construit son propre centre de formation implanté au niveau de la capitale (Douéra).

L’agence mise aussi sur l’accompagnement des demandeurs d’emploi sans qualification par des formations spécifiques autres que celles prévues par les organismes du secteur de la formation professionnelle, leur permettant de se positionner sur le marché de l’emploi.

L’ANEM projette à l’avenir d’accompagner les employeurs par l’organisation de journées de formation afin de vulgariser les mesures d’encouragement au recrutement.

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