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Nationale

Les internes sont sous pression

Les internes sont sous pression

La grève des médecins résidents, qui dure, depuis le mois de novembre, risque de peser lourdement sur les médecins internes, notamment après la décision des contestataires de radicaliser leur mouvement, décidant de ne plus assurer les gardes aux urgences et au niveau des services. « Les professeurs vont probablement mobiliser les internes pour combler le déficit.

Mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée », affirme un jeune médecin interne rencontré ce dimanche au service de pédiatrie du CHU Mustapha. Les externes travaillent de 8 heures à 16 heures et assurent les gardes tous les 9 jours, mais avec la décision des médecins en spécialisation de cesser toute activité, ils s’attendent à ce que la tutelle les mobilise pour combler le vide et assurer la garde une fois tous les 5 jours. « Une option inconcevable et injuste », s’indigne un autre médecin du même service, estimant que les internes, sont déjà pénalisés par la grève des résidents qui a trop duré. Selon ce même médecin, les internes ne vont pas se soumettre et comptent bien protester par une grève. Représenté par le Collectifs autonome des internes en médecine algériens, les médecins internes ont déjà observé des grèves cycliques au cours de l’année pour s’insurger contre « la défaillance » du système de santé actuel. Parmi les contraintes vécues, ils avaient évoqué la charge « considérable » du travail qu’ils endossent en effectuant parfois des tâches qui ne relèvent pas de leurs devoirs et « les conditions d’activité désastreuses dans lesquelles ils sont amenés à effectuer leurs gardes.

Visiblement, la révolte des médecins résidents gagne les internes et la fin de la crise n’est pas pour demain, d’autant que le Comité autonomes des médecins résidents algériens (CAMRA) a décliné hier l’invitation du ministre de la Santé la réunion prévue à 15h 30. « L’invitation nous a été adressée par l’inspecteur général de la santé Bouredjouane, sans nous préciser les détails sur l’objet de cette réunion », conteste le porte-parole du CAMRA, le docteur Mohamed Taileb, dans une déclaration à la presse, affirmant que le comité à son tour avait répondu par mail pour exiger une invitation officielle avec l’ordre du jour et les listes des présents. « Mais le ministère n’a pas répondu à notre requête de précisons, alors, nous avons pris la décision de ne pas nous rendre à une réunion dont on ne connaît ni les motifs ni les personnes qui y assistent », a-t-il justifié dans une déclaration au site électronique Algérie1. Le porte -arole du CAMRA est revenu sur la décision de boycotter les gardes à l’échelle nationale. « La décision a été annoncée déjà la semaine dernière à Constantine et Oran » a-t-il rappelé, en précisant qu’un médecin résident ne peut pas assurer une garde, selon la loi.

C’est le maitre- assistant qui doit l’assurer. « Le médecin résident n’est pas habilité à la moindre décision. Ceci du point de vue de la loi qui définit notre statut actuel », a-t-il argué. Ce futur médecin spécialiste a tenu à rappeler que les revendications des 15000 résidents algériens sont strictement socioprofessionnelles et qu’il n’y a aucune manipulation de la part des politiques. « Nous n’avons aucun parti politique derrière nous ni devant nous ; on n’est d’aucun parti, on refuse qu’un parti nous assiste. Mais si des partis et des syndicats nous expriment leur soutien, pourquoi pas ? », a-t-il dit, avant de conclure que l‘amélioration des conditions de travail, c’est aussi et surtout dans l’intérêt des malades, pour leur offrir de meilleures prestations.

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