Les intendants de l’éducation reviennent à la charge
Les fonctionnaires des services économiques de l’Education nationale prévoient l’organisation de sit-in devant les directions de l’éducation à travers le territoire national. Ils dénoncent, selon leurs propos, la marginalisation de ce corps et l’absence de dialogue avec la tutelle sur « leurs légitimes revendications professionnelles ».
Réagissant au retard dans l’organisation de la deuxième session du concours de promotion prévue pour le premier trimestre 2015, le Conseil national des agents des services économiques affilié à l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef), appelle à des rassemblements devant les directions de l’éducation à travers le territoire national, dont la date sera précisée dans les jours à venir, a indiqué un communiqué rendu public hier.
Ladite organisation syndicale a tenu à dénoncer « l’indifférence » du ministère de l’Education nationale, « au lieu d’apporter des solutions fermes aux doléances des travailleurs, le ministère continue de faire la sourde oreille », se sont indignés les intendants.
Les intendants n’arrêtent pas, en effet, de dénoncer la « politique d’exclusion » exercée par la tutelle à leur égard, notamment en les privant de la prime pédagogique. A travers ce mouvement de protestation, les intendants exigent du ministère de l’Education « la rétribution aux intendants des primes d’expérience professionnelle et de la documentation ».
Ils revendiquent également la prime de rendement. Ils demandent par ailleurs l’actualisation de l’arrêté ministériel n° 829 du 13 novembre 1991 portant fonctions et missions des personnels des services économiques du secteur de l’éducation.
Les intendants évoquent également « la révision du statut particulier des travailleurs de l’éducation modifiant et complétant le décret exécutif 08/315, pour qu’il soit possible de consacrer l’équilibre entre les catégories et les corps du secteur ».
Les intendants ont comme principale revendication l’octroi de la prime pédagogique que seuls les économes ne perçoivent pas, créant, ainsi, des différences entre leurs salaires et ceux des surveillants généraux et des enseignants (de la même catégorie) allant jusqu’à 14 000 DA.
D’autres revendications sont mises en avant, telle la mise à jour du décret 829/91 relatif à la mission de l’intendant, la révision des dysfonctionnements du statut particulier pour la réhabilitation des intendants dans leur droit et l’attribution d’une prime d’encadrement.