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Nationale

Les intendants de l’éducation menacent de radicaliser leur mouvement

Les intendants de l’éducation menacent  de radicaliser leur mouvement

Les intendants de l’éducation nationale ont poursuivi, hier, leur mouvement de grève de deux jours et menacent de radicaliser leur mouvement si le ministère de tutelle ne prend pas en charge leur plate-forme de revendications.

Nonobstant leur rencontre avec la ministre de l’Education nationale la veille de leur mouvement de grève, la commission nationale des fonctionnaires des services économiques de l’éducation ne compte en aucun cas abdiquer avant une prise en charge réelle des doléances.

A l’appel de cette commission affiliée à l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), le personnel d’intendance, qui englobe les intendants, les économes et les gestionnaires des établissements scolaires, a répondu favorablement au mot d’ordre de grève, ultime recours pour faire valoir leurs droits.

Entamé avant-hier, ce débrayage de deux jours a été suivi à l’échelle nationale à des taux jugés « satisfaisants », d’après Mustapha Nouaouria, le président de ladite commission. Selon ses estimations, le mot d’ordre de grève lancé par la coordination qu’il préside a été suivi à 55% à l’échelle nationale, avec des pics dans certaines wilayas qui dépassent 75%, à l’instar d’Oum El Bouaghi (80%) et Tlemcen (70%).

Outre la grève et les rassemblements, les représentants des fonctionnaires et des gestionnaires des services économiques du secteur comptent boycotter la gestion des annexes à partir du 1er janvier 2018 ainsi que l’opération de remise des primes scolaires de 3 000 DA à partir de la prochaine rentrée scolaire.

Pour cette entité syndicale, le seul responsable de cette situation n’est autre que le ministère de l’Éducation qui « n’essaye pas de trouver des solutions sérieuses » aux préoccupations de cette catégorie de travailleurs. Devant cet état de fait, la commission réitère sa plate-forme de revendications.

Il s’agit essentiellement de l’accélération de délivrance d’une licence pour le grade d’assistant et d’assistant principal des services économiques afin de leur permettre de participer aux concours de promotion au grade d’intendant adjoint. La commission appelle également à la promotion des intendants adjoints chargés de la gestion au grade d’intendants, à la révision des statuts particuliers pour tous les travailleurs du secteur de l’éducation nationale de manière équitable.

Parmi les revendications des intendants, la révision des modalités d’octroi de la prime spéciale de scolarité de 3 000 DA, en expliquant que « la méthode actuelle comporte beaucoup de risques qui font que chaque année des intendants sont victimes de vol de grosses sommes d’argent soit au bureau, soit en allant retirer l’argent ».

Il convient de rappeler, en outre, qu’après la promulgation du décret exécutif 10-78 du 24 février 2010 instituant un régime indemnitaire au profit des personnels de l’éducation, cette corporation a été exclue du bénéfice des indemnités d’expérience professionnelle et de documentation.

À noter que la commission nationale des fonctionnaires des services économiques de l’éducation veut, à travers ces actions, « demander des indemnités spécifiques », à savoir l’indemnité d’expérience professionnelle et de documentation pédagogique, d’autant qu’ils sont « les seuls fonctionnaires de la fonction publique et de l’éducation nationale à en être exclus ».

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