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Nationale

Les informateurs, ces bons « espions » des brigades des stupéfiants

Les informateurs, ces bons « espions » des brigades des stupéfiants

Depuis le début du mois de janvier, les brigades stupéfiants de la sûreté d’Alger, essentiellement celles de Bir Mourad Raïs, d’El-Harrach et de Baraki, ont arrêté une quinzaine de trafiquants de drogue, et ce grâce aux renseignements fournis par des informateurs.

C’est la chasse aux revendeurs de drogue dans les quartiers d’Alger. Au moins quinze d’entre eux ont été arrêtés entre le 8 et le16 janvier passés suite aux souricières soigneusement tendues par les éléments des brigades des stupéfiants des sûretés de Bir Mourad Raïs, d’El-Harrach et de Baraki, et ce grâce à la contribution des informateurs. Au total, les policiers ont saisi plus d’un kilogramme de drogue, plus de 1 000 comprimés de psychotropes ainsi que plusieurs dizaines de millions de centimes représentant les revenus de la vente des stupéfiants.
Selon plusieurs communiqués de la sûreté d’Alger, ces arrestations ont fait suite à l’exploitation des renseignements parvenus aux policiers enquêteurs. Généralement, les renseignements sont fournis par des informateurs.
Dans la commune de Baraki, un simple coup de fil a permis de lancer une enquête de plusieurs semaines, riche en rebondissements. En effet, un indicateur de la police locale a révélé aux enquêteurs l’existence d’un petit réseau de trafic de kif traité en activité dans un quartier populaire de ladite commune, et dans lequel deux jeunes personnes s’adonnaient à la vente de drogue. Les suspects ont aussitôt été mis sous surveillance. Surveillé pendant plusieurs jours, le premier suspect a été arrêté avant-hier. Après une fouille minutieuse, qui n’a rien donné, les enquêteurs ont perquisitionné son domicile.
La perquisition a été fructueuse car sept plaquettes de cannabis traité ont été découvertes dans la chambre du jeune dealer, soit 600 grammes. Une belle prise, selon les policiers chargés de cette opération. Quant à son complice, il a réussi à échapper aux policiers, mais il demeure recherché dans le cadre d’un mandat d’arrêt lancé à son encontre. Une autre opération visant un jeune revendeur de drogue dans un quartier de Bir Mourad Raïs a eu lieu le 14 janvier passé.
Après avoir reçu un appel téléphonique de la part d’un indicateur, révélant l’existence d’un revendeur de drogue dans un quartier de ladite commune, les policiers ont perquisitionné le domicile de celui-ci. Lors de l’opération, ils ont réussi à maîtriser quatre trafiquants, ces derniers ayant opposé une forte résistance. La fouille du garage et de la maison a permis de saisir 21 unités de psychotropes, cinq grammes de drogue, sept téléphones mobiles et sept millions de centimes représentant les revenus de la vente des stupéfiants. Les quatre mis en cause ont été présentés le 15 janvier dernier au tribunal de Bir Mourad Raïs, suite à quoi ils ont été placés en prison.

Les informateurs, de bons espions
Dans certaines communes de la capitale, loin des grandes places, la drogue alimente des filières bien organisées, lesquelles donnent du fil à retordre aux policiers. Pendant plusieurs jours, une enquête de la brigade des stupéfiants de la sûreté de daïra de Bir Mourad Raïs a été menée dans ce quartier d’Alger. Selon des renseignements fournis par un indicateur, le trafic de drogue gangrène toute la commune, voire ses environs.
Les recoupements et les filatures ont permis aux enquêteurs de resserrer l’étau autour du dealer, et ce jusqu’au jour de son arrestation le 14 janvier passé. La perquisition du domicile de ce dernier a ainsi permis aux enquêteurs de saisir 78 plaquettes de psychotropes d’un nombre global de 780 unités, ainsi que huit millions de centimes représentant les revenus de la vente des psychotropes. Emmené au siège de la sûreté de daïra, les enquêteurs ont découvert qu’il s’agissait en fait d’un récidiviste. Interrogé sur la provenance de la marchandise, le mis en cause a avoué l’avoir achetée 16 000 DA la plaquette, auprès d’une personne dont il ne connaissait pas le nom mais qui est originaire d’une wilaya de l’intérieur du pays. Ce fournisseur a été identifié par les enquêteurs.
Cependant, la perquisition de son domicile suite à une extension d’expertise n’a pas permis de l’arrêter. Toutefois, les policiers chargés de cette affaire ont saisi sept feux d’artifice, 25 500 DA et 500 euros, des sommes d’argent représentant les revenus de la vente des psychotropes.
Toujours à Bir Mourad Raïs, un autre revendeur de drogue a été arrêté grâce, encore une fois, aux renseignements d’un indicateur. Cette opération a été fructueuse car elle a permis aux enquêteurs de saisir quatre plaquettes de kif traité, soit 380 grammes de drogue. Les aveux du mis en cause ont permis aux enquêteurs d’identifier son fournisseur qui réside dans une wilaya de l’intérieur du pays. Le dealer a dit s’être procuré la marchandise lors d’un déplacement dans une autre wilaya, où il a payé 25 000 DA la plaquette. Au total, il a dépensé dix millions de centimes pour les quatre plaquettes et en les revendant, il gagne le double. Selon lui, il revend de la drogue depuis un an déjà.
Par ailleurs une autre affaire a été élucidée, cette fois dans la commune d’El-Harrach. Quatre trafiquants de faux billets ont été appréhendés et 23 faux billets de banque de 1 000 DA ont été saisis. Tout comme les autres affaires citées auparavant, celle-ci a été résolue grâce aux renseignements fournis par un indicateur. Ce dernier a signalé aux enquêteurs de la sûreté de daïra d’El-Harrach la présence d’une jeune personne en possession de plusieurs fausses coupures de billets de banque de 1000 DA portant un numéro de série semblable.
Les policiers ont de suite localisé la personne en question et procédé à son arrestation. En le fouillant, ils ont découvert quatre fausses coupures de billets de banque de 1 000 DA prêtes à être introduites sur le marché. Les quatre billets portaient, effectivement, un numéro de série identique. Lors de l’interrogatoire, le mis en cause a avoué son forfait et dénoncé ses trois complices, tous membres d’un réseau de trafic de faux billets à Alger.
Ces derniers ont été arrêtés le même jour suite à une opération menée par les policiers, laquelle s’est soldée par la saisie de 23 faux billets de banque de 1 000 DA, que les faussaires avaient l’intention d’écouler le même jour sur le marché de la capitale.
Les quatre faussaires ont été présentés hier devant le procureur de la République près la cour d’El-Harrach, et placés en prison.

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