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Les inculpés reconnaissent avoir eu des crédits bancaires

Les inculpés reconnaissent avoir eu des crédits bancaires

Au 8e jour du procès Khalifa, les auditions des mis en cause impliqués dans l’affaire dite de « la caisse principale de Khalifa Bank » se sont poursuivies avec le passage à la barre de trois accusés. Ces derniers sont inculpés pour association de malfaiteurs et vol en réunion en vertu de l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation de la cour de Blida.

Noureddine Dahmani, directeur chargé des hôtesses de l’air et des stewards au sein de Khalifa Airways, a nié hier lors de son audition tous les faits qui lui ont été reprochés au cours de l’instruction judiciaire, notamment d’avoir accepté des cadeaux de la part d’Abdelmoumène Rafik Khalifa.

Le mis en cause, poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation, entre autres association de malfaiteurs et vol en réunion, a indiqué au président du tribunal que les 250 millions de centimes dont il a bénéficié auprès de l’agence d’El Harrach étaient plutôt « un prêt social » et non pas un crédit bancaire ou encore moins une offre de l’ex-boss de Khalifa Bank.

Il a tenu à préciser avoir sollicité le prêt en question à Abdelmoumene Khalifa en personne lorsqu’il l’a rencontré à bord de l’avion assurant le vol Alger-Liban : « Je lui ai remis une demande dans laquelle je lui ai expliqué les causes réelles qui m’ont poussé à lui faire une telle sollicitation. Khalifa a accepté sans hésitation aucune et a signé son accord sur une simple feuille sans qu’il ne précise toutefois qu’il était le PDG du groupe Khalifa.

Le document qu’il m’a remis ne portait pas son cachet humide ».
L’inculpé a par ailleurs souligné qu’il a utilisé ce « prêt social » pour rembourser ses dettes vis-à-vis de la CNEP et pour la construction de sa propre villa.

Noureddine Dahmani a par ailleurs avoué n’avoir fourni aucun dossier administratif pour bénéficier du prêt, mais le directeur de l’agence de Khalifa, Azziz Djamel, l’a reçu et lui a facilité les choses tout en précisant que l’argent lui a été viré une semaine plus tard dans un compte qu’il a ouvert uniquement pour ça c’est-à-dire recevoir le prêt social.

Il a tenu à souligner qu’il a rejoint Khalifa Airways en 1999 juste après avoir démissionné d’Air Algérie où il a passé plus de 20 ans : « J’ai quitté Air Algérie car j’ai estimé que les avantages qui m’ont été proposés pour rejoindre Khalifa Airways étaient plus importantes ».

Le mis en cause a par contre nié avoir bénéficié d’avantages de Khalifa qui lui auraient permis d’acheter des biens, hormis le salaire mensuel qu’il percevait qui était de l’ordre de 10 millions de centimes et un véhicule de service.
L’inculpé a déclaré à l’attention du président : « J’ai remboursé 80 millions de centimes du prêt, monsieur le président ».

Il est à signaler que Noureddine Dahmani a écopé, lors de son premier jugement en 2007, de deux ans de prison avec sursis. 
Interrogé, le commissaire aux comptes Mimi Lakhdar a d’emblée affirmé au juge qu’il n’a jamais fait de fausses déclarations aux autorités judiciaires. J’ai estimé qu’il n’était pas utile d’informer le procureur de la République. Je suis un simple fonctionnaire.

« Dans les rapports établis à la Banque d’Algérie, vous n’avez pas signalé les 16 dépassements relevés, pourquoi ? », rappelle le procureur général.
« J’ignorais, sinon je l’aurais fait, monsieur le procureur », répond l’inculpé.

« Quel était votre salaire ? », coupe le procureur.
« Je percevais entre 50 et 75 millions de centimes par an ! », réplique l’accusé.

Amghar Mohand Arezki, le DG de KRC, Khalifa Rainting cars, a reconnu lors de son passage à la barre avoir bénéficié d’un crédit bancaire de 1,5 milliard de centimes qu’il a utilisé pour l’achat d’un appartement en plein cœur de la capitale et plus précisément à l’avenue Khelifa Boukhalfa et qu’il n’a remboursé le crédit qu’en 2004, juste après le déclenchement de l’affaire.

Interrogé à propos des 40 véhicules qui ont été loués à l’association la Radieuse, il a répondu qu’il n’était pas au courant de cette transaction mais a par contre affirmé que 10 voitures ont été louées en 2010 lors de l’Année de l’Algérie en France.
Il faut signaler que les mis en cause qui se sont succédé à la barre ont nié tous les faits relatifs à l’association de malfaiteurs et vol en réunion.

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