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Nationale

Les inculpés mineurs condamnés à 3 ans de prison

Les inculpés mineurs condamnés à 3 ans de prison

Le tribunal criminel des mineurs d’Alger a confirmé avant-hier les deux peines prononcées par le juge des mineurs du tribunal d’El-Harrach contre les deux lycéens inculpés pour le meurtre du jeune Rachid Aifa.

Le même tribunal a condamné le troisième mis en cause impliqué pour le même motif – celui-ci se trouvait en liberté provisoire – à trois ans de prison ferme avec mandat d’arrêt à l’audience.

Les mis en cause se sont échangé les accusations tout au long du procès qui s’est déroulé à huis clos. Le juge d’instruction du tribunal d’El-Harrach procèdera, lors des prochains jours, à la confrontation entre les deux mis en cause impliqués dans l’assassinat du jeune lycéen.

Pour rappel, le procureur de la République, Mohamed Zaatout, avait affirmé, lors d’un point de presse qu’il a animé au siège du tribunal d’El-Harrach au lendemain du drame qui a secoué la paisible localité de Baraki « le jeune lycéen Rachid Aifa est décédé suite à un arrêt cardiaque ». Le même procureur avait indiqué que : « L’autopsie a déterminé que le défunt n’est pas décédé suite aux coups et blessures volontaires portés par les trois présumés auteurs du crime ».

Le premier responsable du parquet d’El-Harrach a par ailleurs tenu à souligner que « les traces de violence relevées sur le corps de la victime, notamment dans le dos et à la tête, ne sont pas à l’origine du décès ». Il a en outre précisé que « l’enquête préliminaire et judiciaire détermineront les causes réelles du décès ».

Il convient de signaler que le défunt a fait l’objet, selon le témoignage de ses amis, d’une agression musclée peu après sa sortie des examens au seuil du lycée Mouloud Kacem-Nait Belkacem. Ses agresseurs, au nombre de trois, ne lui ont laissé aucune chance de se défendre en lui assenant plusieurs coups de pied. Rachid Aifa est décédé sur les lieux de l’agression, c’est-à-dire avant même d’être évacué vers l’hôpital Salim-Z’mirli.

Notons enfin que le magistrat instructeur avait placé en détention provisoire deux jeunes, ayant estimé que les preuves légales et matérielles relatives à l’accusation étaient réunies, et avait placé un autre sous contrôle judiciaire. Quant aux avocats de la défense, ils ont introduit un appel à la chambre d’accusation de la cour d’Alger que préside Yamina Guerfi, qui est assistée dans sa tâche par deux autres magistrats.

Djamel Zemmour et Seloua Derbbouchi. Ces derniers contrôlent le travail des juges d’instruction qui exercent dans les cinq tribunaux relevant de la compétence territoriale et locale de la cour d’Alger, à savoir Bab El Oued, Bir-Mourad Raïs, El-Harrach, Hussein Dey et Sidi M’hamed. 

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