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Op-Ed

Les impairs consulaires

La toile parle encore des Algériens en France. Des traitements, traditionnels, que leur réservent les autorités d’accueils accrochées à l’identitaire française à cheval sur la cellule souche et, d’un autre côté, ces autorités d’origine, à chameau sur la cellule d’ »attelage » dans les fanfaronnades, pompeusement politico-démagogique.

Les souffre-douleurs de la passion perverse algéro-française, cette communauté algérienne en France ! Le dernier couac est encore « parisien », paraît-il. Une cohue d’Algériens à proximité de la Tour Eiffel où le consulat général d’Algérie y élit son luxueux siège résidentiel.

La théorie du « tout-dans-la-façade » est devenue l’unique préoccupation diplomatique nationale. La seule. Cette diplomatie en poste, en France, ne s’est guère souciée de faire appel aux CRS françaises pour mettre de l’ordre dans un « désordre » algérien causé par un manque de planification ou de capacité. 

Le fameux « bruit et l’odeur » de Jacques Chirac s’est réactualisé à l’Etoile, aux Champs et dans les vitrines de Noël pour que tous les Français sachent, sans retour de conscience, que les présomptions racistes à l’égard des tiers-mondistes que nous sommes ne reflètent, pour les partisans du doute, qu’une vérité amère dont les mentors ne sont que nos représentants à l’Etranger.

Ces filles et ces fils de nababs « embusqués » dans nos consulats, dans nos ambassades pour se tailler une belle carrière financo-diplomatique au moment où des compétences algériennes crèvent la dalle sur le territoire national et des émérites d’origine algériennes se font « corriger « par l’assommoir du CRS français. Pas de passeport biométrique soldé par la main généreuse de papa Noël. Circulez ! Dégagez !
Pourquoi tout cela ?

Cette communauté est la nôtre. Elle vibre au rythme de notre bonheur. Elle vibre, aussi, aux frissons de nos chagrins. Il ne suffit pas de lui coller un ministre pour la soudoyer au moment des bricolages électoraux. Elle vit, mort dans l’âme, toutes sortes d’injustices. D’étiquettes raciales.

De discriminations. D’autres diasporas ont contribué à construire un pays rayé de l’Histoire. Les Arméniens ont plié la Turquie, poussé le parlement français à inscrire un génocide « gnognotte » comparé à ce que les Algériens ont subi… Taiwan avec toutes les difficultés qu’elle a avec la Chine a réussi via sa diaspora à imposer une représentation diplomatique à Paris… Arrêtons !

Ces quatre millions d’origine algérienne sont notre bras en France. Notre force au besoin. Une force émiettée par l’amateurisme d’une tutelle qui ne cesse de collectionner des balourdises de part les Capitales.

Rappelons-nous, tout bêtement et par intégrité intellectuelle, que ce sont les parents de ces mêmes masses matraquées par les CRS françaises qui sont venues à bout des « galapiats » suréquipées des envahisseurs. Ils étaient ces porteurs de valises, ces pédagogues dans les prisons françaises qui n’osent pas encore avouer toutes les tortures commises sur eux, ces masses qui se sont politisées au militantisme national pour que l’Algérie, leur pays, se libère des crocs du colonisateur.

Que ces petits chenapans des ambassades nommés par Tonton à connections ou par Papa-influent cessent les palabres galantins, se prenant pour les maquereaux de la diplomatie !
Que les autorités aient l’intelligence de regarder loin via ses forces vives acquises au fait national.

Il suffit parfois d’en être politiquement et stratégiquement conscient… pour mettre définitivement fin aux impairs qu’ils subissent.

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