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Nationale

Les hydrocarbures resteront la principale source de revenus pour l’Algérie

Les hydrocarbures resteront la principale source de revenus pour l’Algérie

L’ancien Président directeur général de Sonatrach, Abdelmadjid Attar, a affirmé que les hydrocarbures seront la principale source de revenue de l’Algérie pour de nombreuses décennies en dépit
des prévisions faisant état d’un tarissement de ces ressources.

Lors des travaux de la première réunion du « Gas Market Committee » (Comité du marché du gaz) de l’Union Internationale du Gaz (UIG), une réunion de trois jour qui s’achève aujourd’hui à Oran, Attar a estimé que « tout le monde est d’accord que l’énergie, sa disponibilité, son accession, demeureront les conditions primordiales au développement économique.

Il a affirmé également que parmi les hydrocarbures, le gaz naturel est en train de s’imposer de plus en plus comme l’une des ressources les plus propres, signalant toutefois que son marché est en train de vivre des bouleversements et une mutation affectant de façon significative le secteur de l’énergie.

Depuis la fin 2014 le prix de baril de pétrole a perdu plus de 100 dollars de sa valeur causant d’énormes difficultés à l’économie algérienne en réduisant les recettes. Le déficit budgétaire de l’Algérie s’est chiffré à 20 milliards de dollars sur les trois premiers mois de 2015.

Concernant la réunion d’Oran, il a indiqué dans des déclarations à la presse que l’Association Algérienne de l’Industrie du Gaz (AIG) travaille sur le triennat 2015-2018 avant le congrès qui aura lieu à Washington en juin 2018. L’AIG, qui est membre statutaire de l’UIG, participe à trois groupes de travail, a-t-il fait savoir soulignant que l’objectif ces réunions est de planter le décor, mettre en place une feuille de route pour les délégués des différents pays et organisations gazières pour les trois années à venir.

« L’intérêt pour l’Algérie est que l’AIG est présente dans les différents comités. C’est important pour la défense des intérêts du pays, notamment pour ce qui concerne la commercialisation du gaz et les conditions contractuelles », a déclaré M. Attar soulignant que le thème du triennat 2015-2018 « fueling the future » (approvisionner le futur) est significatif pour les membres du comité.

Il signifie en l’occurrence procurer au monde une énergie suffisante et propre, a-t-il expliqué affirmant que « le gaz naturel aura certainement un rôle majeur dans cet approvisionnement, car il est la ressource qui peut assurer une transition énergétique douce à l’avantage du climat et de l’ensemble des espèces humaines, animales ou végétales ».

Le plan d’action de l’UIG, basé sur le programme de travail de l’ensemble des comités de préparation, a pour objectif de promouvoir le gaz naturel à travers trois axes stratégiques : accès, marchés et acceptabilité sociale, qui ont une importance capitale comme base d’analyses, de réflexion et de recommandations qui seront exposées lors du prochain congrès mondial, a indiqué M. Attar.

« L’Algérie a sa propre position à ce sujet et nous comptons l’exposer et la défendre », a déclaré l’ancien Président directeur général de Sonatrach.

Il a rappelé qu’il faut prendre en considération de nouveaux bouleversements importants, notamment la récession économique, les crises géopolitiques, la prise de conscience au sujet du caractère épuisable et non renouvelable des hydrocarbures, l’apparition de nouveaux acteurs avec d’importantes réserves conventionnelles et le recours aux hydrocarbures non conventionnels dont les ressources potentielles sont en train de modifier la répartition mondiale des ressources, avec toutes les conséquences que cela implique, aussi bien pour les régions exportatrices que consommatrices.

Trois groupes de travail auront à aborder trois importants thèmes traitant notamment du rôle du marché gazier dans le développement de nouvelles sources d’approvisionnement et nouvelles ressources gazières (gaz non conventionnel dit de schiste, biogaz, hydrates de gaz et probablement d’autres à l’avenir)et leur impact sur l’énergie globale, a indiqué M. Attar.

« Le développement de nouveaux marchés gaziers émergents en AmériqueLatine, au Moyen Orient et en Asie du Sud-Est aura certainement des impacts importants sur les échanges mondiaux », a-t-il affirmé. Organisée par l’AIG, cette réunion regroupe à Oran les adhérents de cette association notamment Sonatrach et Sonelgaz et les délégués d’associations et sociétés gazières de plusieurs pays dont la Russie, la Norvège et le Japon.

L’Algérie, dont les hydrocarbures constituent 95% des exportations, a mis en place des mesures comme la dévaluation du dinar, à l’instar d’autres monnaies de pays pétroliers, pour minimiser l’impact de la chute du pétrole sur les recettes de l’État. Elle a également décidé le gel de projets d’infrastructures « non-prioritaires « , et prévoit également une réduction des dépenses budgétaires. 

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