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Nationale

Les handicapés impliqués dans le développement national

Les handicapés impliqués dans le développement national

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem a affirmé hier à Alger la nécessité de faire participer la catégorie des personnes aux besoins spécifiques, en tant qu’acteurs à la dynamique de développement.

La ministre a indiqué, à la clôture des travaux de la session ordinaire du Conseil national des personnes handicapées, qu’il était temps d’ériger le statut des personnes handicapées « de bénéficiaires en participants actifs à la dynamique de développement ».

« Faire sortir cette catégorie de la sphère de la vulnérabilité signifie la consolidation de la société et de l’Etat et le raffermissement de la cohésion sociale escomptée », a estimé Mme Meslem.

Evoquant certaines mesures prises en matière de prise en charge de personnes handicapées, la ministre a précisé que l’élaboration de politiques et de programmes reposait sur « des bases scientifiques », soulignant que les mesures nécessaires avaient été prises en vue d’inclure le handicap dans le recensement général à partir de 2018. 

« Le guide du barème invalidité » est en cours d’élaboration et les dernières retouches sont apportées au dictionnaire algérien de la langue des signes, qui est en cours d’impression, outre la mise en place des bases d’une stratégie nationale globale en matière de prise en charge des enfants autistes, a-t-elle ajouté.

La ministre a annoncé l’ouverture en cours d’une classe de prise en charge des enfants autistes dans chaque établissement destiné aux personnes handicapées relevant du secteur de la solidarité nationale. Jusqu’à présent plus de 4.000 enfants handicapés mentaux ont été insérés dans ces classes sur un total de 9.000 inscrits sur la liste d’attente de l’année dernière.

Le ministère de la Solidarité nationale œuvre, en coordination avec le ministère de l’Education nationale, à l’insertion des enfants atteints d’un handicap mental léger en milieu scolaire ordinaire, a rappelé Mme Meslem, ajoutant qu’une commission mixte, composée de représentants des deux secteurs, avait été créée pour le suivi des cas et la correction des lacunes.

Le secteur soutient les associations activant dans le domaine de la prise en charge du handicap notamment mental, en leur consacrant les moyens humains et matériels nécessaires dont des aides pour l’ouverture de centres pour la prise en charge des enfants handicapés.

Par ailleurs, Mme Meslem a salué certains acteurs privés qui ont demandé au ministère de la Solidarité nationale de leur accorder « l’opportunité de contribuer, aux côtés de l’Etat, à l’ouverture de centres de prise en charge des catégories vulnérables et d’établissements d’insertion professionnelle des personnes handicapées ».

La ministre a évoqué « les politiques nationales de prise en charge des différentes catégories démunies dont les personnes âgées, la femme rurale, les personnes handicapées et les femmes divorcées, outre les programmes de l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM) et les dispositifs de l’Agence de développement social (ADS) qui contribuent à l’insertion professionnelle des personnes aux besoins spécifiques.

Il y a environ 2 millions d’handicapés en Algérie selon l’Office national des statistiques mais selon diverses sources le véritable chiffre serait proche des 6 millions. Les personnes handicapées font ainsi partie de notre quotidien, mais en Algérie elles n’existent pour ainsi dire pas. Elles appartiennent au clair-obscur de notre société, à ses marges d’ombres et d’indifférence.

Toujours selon l’ONS, le handicap moteur est le plus important (44% des personnes handicapées), suivi par le handicap lié à la compréhension et la communication (32%) tandis que le handicap visuel concerne 32% des personnes handicapées. Mais pour toutes ces personnes, quel que soit la raison de leur handicap, vivre en Algérie est souvent synonyme de calvaire.

Chaque année, les associations qui agissent en faveur des personnes handicapées ont beau dénoncer leur situation, rien n’y fait : les bâtiments publics demeurent toujours aussi inaccessibles, les infrastructures spécialisées gravement insuffisantes, les transports inadaptés, etc. C’est dans les domaines de l’emploi, de la santé et du logement que les problèmes sont les plus aigus. 

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