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Nationale

Les habitants réclament sa délocalisation ou sa fermeture

Les habitants réclament sa délocalisation ou sa fermeture

Les habitants de Oued-Ghir continuent de réclamer avec insistance la fermeture ou la délocalisation du centre d’enfouissement technique (CET) de Sidi Boudrahem qui représente, selon eux, une source de maladies dangereuses pour les habitants à cause des odeurs nauséabondes qui s’en dégagent.

Hier, ils ont radicalisé leur mouvement de protestation en coupant à nouveau la RN 12 et en bloquant la voie ferrée. Ainsi, les trafics routier et ferroviaire ont été totalement paralysés, ce qui a provoqué des désagréments aux usagers de la route et aux voyageurs, contraints de rallier Béjaïa, Jijel, Bouira, Alger, Tizi-Ouzou et Sétif par la RN 75, en passant par les municipalités de Tala Hamza et Amizour. Une route qui était surchargée hier à cause des milliers de véhicules qui l’ont empruntée.

La RN 12 a été obstruée à trois endroits, à savoir à Ibachiren, Mellala et Hellil. Des pierres, des troncs d’arbres et autres objets hétéroclites ont été utilisés pour cela. La radicalisation du mouvement s’explique par la peur des habitants de voir le CET poursuivre ses activités et les mesures prises pour stopper les odeurs abandonnées. 

Parmi ces mesures, il y a la réalisation d’une station de traitement des lixiviats et le traitement des odeurs avec un produit spécial. Les manifestants ne lâchent pas prise après près de deux semaines de protestation, notamment en bloquant l’accès au CET jour et nuit. Et la crise semble se corser ces derniers jours avec leur refus de l’idée de la mise en conformité du CET qui, selon eux, ne va rien régler.

Ils ont exigé sa « fermeture ou sa délocalisation définitive » vers un autre lieu, loin des habitations. Hier, ils ont demandé « l’envoi d’une commission d’enquête indépendante composée d’experts en la matière pour faire un constat et voir si les odeurs et les dangers que représente l’activité du CET sur la santé des habitants peuvent d’être supprimés, sinon il est inutile de débourser de l’argent », dira un manifestant.

Pour rappel, le directeur de l’environnement de la wilaya de Béjaïa a annoncé dimanche dernier l’achat d’ »un produit chimique écologique et sans agressivité sur l’environnement et sur la santé publique » Ce produit, ajoute-t-il, « sera injecté dans le bassin des lixiviats pour empêcher les mauvaises odeurs de se répandre dans l’air ».

Il a précisé que « le produit sera déversé dans les casiers pour stopper l’émission des odeurs répugnantes qui s’en échappent ». Il dira aussi qu’ »une station de traitement des lixiviats sera réalisée ». Pas moins de 10 milliards de centimes ont été alloués pour la réalisation de cette station, a-t-on appris.

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