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Les fruits et légumes vident les poches des familles démunies

Les fruits et légumes vident les poches des familles démunies

Après avoir stagné entre 45 et 55 DA le kilo durant quelques mois, le prix de la pomme de terre a grimpé subitement ces derniers jours pour atteindre entre 70 et 85 DA pour une qualité souvent médiocre.

« C’est bien dommage, avec ces prix, je ne fais plus de la purée pour mes petits-enfants « , affirme amèrement Aïcha, une mère de famille sexagénaire. Cependant, les raisons de cette augmentation sont encore floues même si certains parlent d’arrière-saison, de demande plus forte que l’offre ou encore de spéculation.

Certains ont même incriminé un pourrissement de la pomme de terre oubliée dans les frigos et qui a fait que la récolte a été très en-deçà des objectifs.

Mais quelle que soit la raison, c’est toujours le pauvre smicard qui paie pour les autres et passe des heures à aller et venir entre les étals des marchands de légumes pour essayer d’en trouver à un prix moins cher.

Mais, hormis un ou deux spécialistes de la chose qui proposent des pommes de terre rabougries, de la taille d’une balle de ping-pong ou des moitiés de pommes de terre à 60 DA le kilo, tous les marchands les proposent entre 70 et 75 DA, et jusqu’à 80 DA dans certains magasins. L’affichage des prix a aussi disparu « afin de ne pas faire fuir le client », affirment-ils.

Cependant, la pomme de terre n’est pas le seul légume à avoir pris des ailes, la tomate est aussi passée de 70 à 85 DA le kilo en quelques jours, les poivrons ont vu leur prix atteindre 90 DA alors qu’il avoisinait les 60 DA il y a quelques jours.

C’est aussi le cas des haricots verts qui ont pris près de 20 DA par kilo, passant à 120 DA, de la laitue qui est passée de 100 à 120 DA, ainsi que de l’oignon qui a atteint 35 DA alors qu’il ne dépassait pas 30 DA il y a moins de quinze jours. Pour les fruits, c’est le raisin qui détient la palme cette année, car « il n’y en a pas assez », selon les commerçants.

En effet, « la sabelle », qui n’est pas très demandée, coûte entre 180 et 200 DA le kilo, le muscat trône à 250 DA et plus alors que les autres qualités sont vendues au moins à 280 DA le kilo. Le prix du poulet fluctue entre 310 et 320 DA/Kg pour le plein et un peu plus pour celui éviscéré. Les œufs passent de 11 à 13 DA/pièce.

Les viandes rouges commencent à s’affoler avec l’approche de la fête du Mawlid-Ennabaoui, le mouton passant de 1 000 à 1 300 DA le kilo et le bœuf de 900 à 1.000 DA, selon les parties.

Pour le poisson, les prix ont stagné durant ces derniers jours à 250 DA pour la sardine et 300 DA pour les autres espèces, sauf pour le merlan et la crevette qui dépassent largement les 1 500 DA.

Enfin, nous pouvons toujours nous rabattre sur la datte qui est proposée à la criée, dans tous les marchés, entre 180 DA pour le dernier choix et 300 DA pour de belles dattes fondantes.
Quoi qu’il en soit, tous ces prix ne sont pas fondants pour les familles à petites bourses.

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