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Nationale

Les frontières de l’Algérie, une résolution non négociable

Les frontières de l’Algérie, une résolution non négociable

La journée de commémoration a commencé, après l’écoute de l’hymne national, par le dépôt d’une gerbe de fleurs en reconnaissance aux valeureux moudjahidine prêts à sacrifier leur vie pour que l’Algérie vive libre et indépendante.

Après un discours émouvant d’un ancien moudjahid, ce fut un moment intense, sous un ciel extrêmement lumineux et dans des espaces verdoyants soigneusement entretenus de la superbe structure du ministère des Affaires étrangères.

L’autre moment fort de cette journée de commémoration a été la conférence donnée par le professeur Mohamed Lahcen Zraimi dans la confortable salle des rencontres officielles du ministère des Affaires étrangères.

Dans une intervention à la limpidité extrême, le professeur Zraimi a exposé l’environnement historique complexe et tendu de ces deux faits hautement symboliques de la Révolution ainsi que son impact direct et ses répercussions sur ces deux événements. La révolution algérienne, lancée par le combat armé le 1er novembre 1954, a pris très rapidement une extension considérable.

Ce fut l’affolement du système colonial qui, dès lors, a mis en marche sa machine de guerre avec des tueries sur terre, en mer et dans les airs. Le héros légendaire de la Révolution Didouche Mourad tombe alors au champ d’honneur dès janvier 1955. Quelques semaines plus tard, la conférence Bandung confirme le caractère international de la révolution algérienne.

L’offensive du 20 août 1955, qui a embrasé le région du Nord-Constantinois vient attester du combat légitime du peuple algérien. Cette grande bataille démontre au monde que le combat armé est général et ne se limite pas à une seule zone de l’Algérie. « Le 20 août 1955 et le 20 août 1956 se rejoignent, explique le professeur Zraimi, en ce sens que tous les deux font état d’un soulèvement généralisé de tout un peuple contre l’occupation coloniale ».

Et d’ajouter : « Après le 20 août 1955, les ralliements au Front de libération nationale se multiplient, touchant les libéraux et intellectuels de toutes tendances nationales et internationales, les oulémas, les nouvelles associations algériennes, celle des travailleurs, l’UGTA créée le 24 février 1956, celle des étudiants, l’UNEA, créée en mai 1956 suite à la grève du 19 mai, ensuite l’Union des femmes algériennes ».

C’est dans ce contexte donc qu’a eu lieu le congrès de la Soummam. « Les résolutions qui ont été adoptées ont tracé l’avenir de l’Algérie concernant le projet de société, sur le plan politique, diplomatique ou encore concernant le tracé des frontières », a affirmé le professeur Zraimi.

Ainsi, l’éminent conférencier a confirmé que les frontières actuelles de l’Algérie font suite à une résolution non négociable de la plate-forme de la Soummam.

« Pour justifier cette résolution, l’architecte du congrès de la Soummam, Abane Ramdane, a regroupé les responsables de toutes les régions d’Algérie y compris celle du Grand Sud, notamment de Tamanrasset », a tenu à préciser le professeur Zraimi, enseignant à l’université de Bouzaréah et éminent spécialiste des recherches sur le congrès de la Soummam.

Il a publié un livre à ce sujet aux éditions El-Houma. Cette haute maîtrise du sujet lui a permis de donner une remarquable conférence, où il a exposé, sans l’aide de notes et avec une éloquence modèle et un sens pédagogique sans faille, cette page glorieuse, décisive et fondamentale de la révolution algérienne. 

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