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Nationale

Les forces de sécurité mises à rude épreuve

Les forces de sécurité mises à rude épreuve

Pas de trêve pour les forces de sécurité. Ni pendant le ramadhan et l’Aïd el Fitr, ni encore moins durant cette période estivale. Ils sont sur tous les fronts.

A Ghardaïa, des affrontements entre Mozabites et Chaâmbis ont eu lieu avant-hier vers 20h. Dix maisons, un collège et deux voitures ont été brûlés qui, heureusement, n’ont pas fait de victimes humaines. Ghardaïa est en proie à des violences intercommunautaires depuis plusieurs mois.

Le gouvernement n’arrive pas à ramener le calme dans cette région, malgré un déploiement massif des services de sécurité. Ces derniers attendent des renforts supplémentaires pour ramener le calme un tant soit peu.

Le gouvernement et les hautes autorités de l’État sont mis en demeure de désamorcer cette bombe communautaire qui risque de tout emporter sur son passage. Le tout sécuritaire ayant largement prouvé ses limites, le gouvernement peine manifestement à ramener le calme dans une région où l’on souffle sur des braises incandescentes.

Sur le plan sécuritaire, les forces de sécurité algériennes ont réussi à neutraliser pas moins de dix-sept (17) membres des réseaux terroristes ces derniers jours dans les wilayas d’Annaba, El-Oued, Médéa, Adrar et Alger. Ils projetaient de commettre des attaques terroristes dans la capitale.

Ces arrestations, qui ont été opérées en quelques jours dans les wilayas précitées, ont permis aux forces de sécurité de démanteler des cellules terroristes agissant au nom d’Al Qaïda au Maghreb (AQMI) mais aussi de Daeach.

La première cellule a été démantelée à Annaba par l’interpellation d’un jihadiste tunisien de retour de Syrie, qui est entré en territoire algérien pour se soigner d’une maladie chronique.

Il était en possession d’une carte mémoire contenant des vidéos de propagande terroriste sur les jihadistes tunisiens et libyens qui participent aux combats en Syrie. Dans les wilayas d’Adrar, Alger et Médéa, 16 autres présumés terroristes ont été interpellés par les forces de sécurité jusqu’à vendredi dernier. Ils préparaient des attaque terroristes dans la capitale et à la frontière algérienne avec le Mali.

Les rapts en Kabylie se succèdent

Les forces de sécurité ont réussi à libérer un otage lundi à l’aube dans la région d’Ait Bouadou (50 km au Sud de la wilaya de Tizi Ouzou). La victime était, quelques heures auparavant, aux mains de ses ravisseurs qui réclamaient une rançon de 2 millions de dinars à son père, entrepreneur de son état, pour le remettre en liberté.

Il a été intercepté à bord de sa voiture non loin de chez lui vers 23 heures, dimanche dernier, avant d’être conduit vers une destination inconnue d’où sa famille a été contactée par les ravisseurs qui avaient réclamé une rançon. Alertés par la famille, les forces de sécurité ont procédé au déploiement sur les lieux où devait l’opérer l’échange de la rançon contre l’otage.

Les ravisseurs ont à maintes reprises appelé les membres de la famille de l’otage pour les informer du changement du lieu de la remise de la rançon. Ce n’est finalement qu’à hauteur du village Ait Amar que les ravisseurs ont décidé de procéder à l’échange.

Constatant la présence des forces de sécurité sur les lieux, les ravisseurs ont pris la fuite, après avoir relâché la victime saine et sauve, tout en ouvrant le feu en direction des forces de sécurité déployées dans des véhicules banalisés pour couvrir leur fuite.

Ces dernières ont riposté et auraient même atteint les membres dudit groupe armé, puisque des traces de sang ont été découvertes sur les lieux. L’enlèvement serait l’œuvre du groupe armé terroriste que dirige le sinistre Benari Abderahmane, l’un des plus anciens émirs dans la région de Kabylie. C’est le troisième enlèvement en une semaine après celui de l’émigré relâché il ya quelques jours.

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