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Nationale

Les fondamentaux de Tebboune : Pas d’année blanche, pas d’endettement

Les fondamentaux de Tebboune : Pas d’année blanche, pas d’endettement

Un éventuel retour au raffermissement des mesures de confinement si un relâchement dans les gestes barrières contre le Covid-19 est observé tandis qu’une année scolaire blanche ou un endettement externe n’est pas envisageable pour le chef de l’Etat qui a réaffirmé son soutien à la presse et le maintien des programmes de logements.

« Il y a un rapport entre l’autorisation de reprendre l’activité commerciale de quelques commerces et la hausse du nombres de cas de contamination enregistrés ces derniers jours .Mais il faut savoir que la décision de gouvernement visera à répondre aux multiples appels de l’Union générale des commerçants et à relancer la vie économique ».

« Nous sommes prêts à revenir aux mesures rigoureuses de confinement et de protection », a fait savoir le président de la République, Abdelmadjid Tebboune avant-hier lors d’un rencontre avec la presse nationale. Faisant observer que les efforts consenties par les spécialistes de la santé ont donné des résultats satisfaisants, le président a réitéré que la vie des citoyens passe avant toute autre considération et que l’expérience acquise par le gouvernement dans la gestion de cette crise sanitaire lui permet de l’endiguer. M Tebboune a indiqué que « l’apparition du Covid-19 a paralysé la majorité des activités du gouvernement y compris les réformes politiques prévues tel que la révision de la constitution et le code électoral à l’effet de bâtir des institutions fortes ». Il est prévu, dit-il, de remettre prochainement une copie de la première mouture de la constitution aux acteurs de la scène politiques en vue de rattraper le temps perdu et leur donner l’occasion d’émettre leurs propositions et visions sur la nouvelle Algérie.

La crise pétrolière est conjoncturelle et pas d’emprunt du FMI

A propos de la situation économique, le chef de l’Etat a indiqué que le gouvernement est optimiste tout en restant réaliste au regard des capacités que recèle le pays en termes de ressources humaines et richesses naturelles, précisant que la crise pétrolière actuelle est « très conjoncturelle et n’est pas structurelle ».

Il a fait remarquer que l’Algérie est dépendante du gaz et du pétrole depuis 30 ans, alors que la production nationale de l’agriculture est d’une valeur de 25 milliards dollars, avoisinant ainsi les revenus du pétrole, signifiant qu’une légère hausse des cours du pétrole est attendue d’ici juin allant jusqu’à 40 dollars /le baril, selon l’avis des spécialistes.

Aussi, l’on explique l’optimisme affiché par les pouvoirs publics par le matelas financier dont on a pu économiser un taux de 30% après l’élimination de la surfacturation des importations et des projets et la rationalisation des dépenses publiques ont permis le retour à des chiffre réels, affirme le président. C’est dans cette démarche que les importations à l’instar des produits alimentaires et agricoles ont été revues en faveur du produit national, indiquant que la valeur des importations des produits alimentaires nécessaires ne dépasse pas les 9 milliards de dollars.

A propos des source du financement de projets à l’aune de la crise économique accrue, le président a affirmé qu’il n’y aura pas de recours à la planche à billet et encore moins l’endettement auprès du FMI ( Fonds monétaire international) et la BM( Banque mondiale. Selon ses précisions, la piste la plus plausible reste l’emprunt pour financer les projets d’investissement des pays partenaires et amis qui ont déjà proposé leurs bons office en la matière.

Sur le volet industriel, le gouvernement tend à ouvrir de grands chantiers d’exploitation de ressources naturelles qui calasse le pays à la quatrième place en matière de terres rares tel que l’or, le diamant , l’uranium, le cuivre.

Le président a rappelé dans la foulée que la nouvelle Algérie s’appuiera sur l’économie de connaissance, la valorisation du développement humain , mais surtout sur la préservation des compétences nationales très jeunes à même de les mettre au service du pays.

Maintien du programme de logements et pas d’année blanche

Par ailleurs, le chef de l‘Etat a évoqué la politique du logement du gouvernement lors de cette rencontre, soulignant que l’engagement de l’Etat en vue de poursuivre la réalisation de tout le programme des projets de logements arrêté quelle que soit la conjoncture économique. Il a rassurant dans ce contexte que les préoccupations socioprofessionnelles des fonctionnaires de l’éducation et de la santé seront satisfaites de manière progressive.

Concernant, le secteur de l’éducation, M Tebboune a rappelé qu’il n’y aura pas d’année blanche et que les examens de fin de cycle (primaire, moyen et secondaire) auront lieu malgré la pandémie du Covid-19. Le gouvernement, dit-il, veillera à réunir les conditions requises pour leur tenue au moment opportun et selon l’évolution de la situation sanitaire.

De même et à la veille de la journée mondiale de la liberté de la presse, le président a affirmé qu’il soutient « la liberté d’expression à l’extrême, loin de toute anarchie dans l’exercice du métier du journalisme ». Il a tenu à clarifier que « l’incarcération des trois journalistes qui ont été arrêtés depuis des mois, est liée au non-respect des règles de la déontologie », ajoutant que l’ARAV procédera à la régularisation du champ de l’audiovisuel pour plus de transparence et de professionnalisme.

Concernant la situation géopolitique régionale, le président de la République, a fait part de ses inquiétudes quant à la situation sécuritaire en Libye due à l’escalade militaire que connait le pays voisin en ce mois de Ramadhan. Il a au demeurant souligné que toute solution politique au conflit libyen n’aura pas lieu sans l’accord d’Alger, qui, renchérit-il, poursuivra ses efforts diplomatiques face aux calculs d’intérêts purement géopolitiques des puissances qui viseront à entraver la démarche algérienne.

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