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Nationale

Les flèches de Benyounès et la légitimité historique

Les flèches de Benyounès et la légitimité historique

Le SG du MPA, Amara Benyounès, a décoché une fois de plus des flèches à ceux qui appellent à recourir à la rue. Le FLN, lui, continue à mettre en avant sa légitimité historique. Décidément, cette manie de s’en prendre aux autres alors que l’on n’a rien à proposer est devenue le sport favori despolitiques.

Amara Benyounès, qui se trouvait à Tizi-Ouzou en cette fin de semaine, avait d’abord indiqué que « l’Algérie n’est pas la Libye, la Tunisie ou l’Egypte », des pays qui étaient sous la dictature. Avec ironie, il fait remarquer qu’un homme politique, sans le citer nommément (en fait il s’agit de Sofiane Djilali) avait même appelé à « un soulèvement pacifique, chose qui n’existe pas en politique », précise-t-il.

Le FLN n’a pas échappé aux critiques de Benyounès, qui souligne qu’ »il faut qu’on sorte de cette légitimité historique ». Pour lui, il est inconcevable que « 63 ans après la guerre de libération nationale, certains continuent à mettre en avant cette légitimité historique » pour s’ériger en seul représentant du peuple, avant d’affirmer avec force qu’il « n’y a que la légitimité démocratique ».

Poursuivant ses critiques à l’adresse du SG du FLN, Amara Benyounès souligne « qu’aujourd’hui, nous allons aux élections locales et non à la présidentielle. Il faut attendre 2019 pour se présenter à la succession au poste du président de la République », dit-il.

Poursuivant ses diatribes, il dira que « l’argent sale est dans le terrorisme, la drogue et l’informel et non au sein des entreprises, qui s’acquittent de leurs impôts et déposent leurs comptes sociaux qui sont les plus sains dans ce pays ».

Ce même argent sale « est aussi dans certains des partis politiques », a-t-il poursuivi. Pour couper court à toute mauvaise interprétation ou autre manipulation, le président du MSP, Abdelmadjid Menasra, a plaidé depuis Hadjout en faveur des élections « comme seule et unique mécanisme pour opérer le changement escompté ».

Il a précisé que le MSP « est convaincu que les élections restent le seul et unique mécanisme pour opérer le changement escompté en toutes circonstances », soulignant la « nécessité de respecter le processus électoral quels qu’en soient les résultats ».

Le leader de cette formation, qui a opéré un véritable changement par rapport au discours belliqueux et agressif de son prédécesseur, a indiqué que le terrorisme a été vaincu « grâce au peuple, à l’ANP, aux institutions de sécurité, aux partis et aux associations « , appelant à bannir les discours qui cherchent à semer la peur.

Évoquant la situation économique dans le pays, Menasra a soutenu que « l’Algérie est un pays riche », estimant que les réserves de change, évaluées à 100 milliards de dollars, « étaient très élevées ». Il a, à cet égard, fustigé les discours pessimistes quant à l’effondrement financier qui « guetterait l’Algérie ».

Le SG du FLN Djamel Ould Abbès, un brin causeur, parfois moqueur mais tout le temps dans l’improvisation, n’a pas manqué de sortir une autre « surprise » de sa pochette.

Cette fois, le patron du FLN est plus qu’affirmatif : « Nos ministres reviendront », a-t-il affirmé à Jijel. Il s’agit bien entendu des ministres issus du FLN virés lors du dernier remaniement opéré dans la foulée de la nomination d’Ouyahia en remplacement de Tebboune.

Ould Abbès a estimé que les attaques dont fait l’objet sa formation depuis quelques jours, « ne sont pas une source d’inquiétude pour le vieux parti et ne parviendront pas à ébranler sa confiance en une large victoire lors du scrutin du 23 novembre.

C’est plutôt nos adversaires politiques qui sont inquiets devant la machine électorale du parti et son ancrage au sein de la société « , a-t-il ajouté, affirmant que « le peuple est avec le FLN, qu’il est sa source et son vivier ».

Le leader du RCD, qui mème depuis quelques jours un véritable marathon dans les communes de la wilaya de Tizi-Ouzou, après celui d’Alger, a expliqué lors de son passage dans la commune de Boudjima qu’une gestion solidaire se traduisait par l’implication des citoyens, afin de définir ensemble les projets prioritaires pour leurs localités : « La transparence exige la présentation, par les élus, d’un bilan périodique (annuel) et public de l’Assemblée pour informer les citoyens sur la gestion des finances de la commune, et leur expliquer les raisons de la non-inscription d’une opération, ou du retard pris dans la réalisation d’un projet.

Cette communication franche aplanirait les malentendus et mobiliserait même la population autour des élus locaux pour défendre les projets en souffrance », a-t-il dit.

Le président du RCD a insisté, par ailleurs, sur l’importance de garantir une autonomie financière aux communes, en encourageant l’investissement dans des projets créateurs de richesses, afin que les élus « n’aient pas à attendre les subventions de l’Etat pour prendre en charge les préoccupations des citoyens », a-t-il indiqué.

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