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Nationale

Les filles attirées de plus en plus par les maths

Les filles attirées de plus en plus par les maths

Les filles sont de plus en plus assidues des « sciences dures » , en l’occurrence les mathématiques et la physiques, selon le recteur des sciences et de la technologie de Bab Ezzouar, Mohamed Saidi.

Le bilan qu’il a présenté mardi à l’occasion de 43e anniversaire de l’USTHB le confirme. « En effet, le taux des filles diplômées en mathématiques au terme de l’année universitaire 2015-2016 s’est hissé à 60 % au niveau de l’université » , s’est-il félicité précisant que par le passé, elles ne représentaient pas plus de 10 % sur l’ensemble des diplômées universitaires.

Les « matheuses » sont toutefois devancées par les diplômées en biologie et en chimie, des filières très prisées par la gent féminine avec respectivement 92 % et 83 %. Par contre, elles sont relativement moins attirées par les filières électronique-informatique et le génie civil avec des taux respectifs de 39 et 41 %.

Concernant les filières où les filles font jeu égal avec les garçons, le professeur Saidi a cité entres autres la physique, le génie mécanique, le génie des procédés, les sciences de la terre, la géographie et l’aménagement du territoire.

Globalement, le nombre des diplômées de l’université de Bab Ezzouar a atteint 8 224 durant la période considérée dont 4 540 pour les 48 offres de licences et 3 684 pour les 102 offres de master.

Pour l’année universitaire en cours, l’USTHB compte 42 000 inscrits, encadrés par 1926 enseignants. « La rentrée 2016-2017 a été marquée par la forte pression des effectifs, où 8 600 nouveaux bacheliers ont été accueillis » .

Dans le détail, il existe actuellement 29 005 étudiants inscrits en licence et 9 385 inscrits en master. Interrogé sur la déperdition universitaire, le professeur Saidi a répondu que son institution ne dispose pas de chiffres fiables « car il y a beaucoup de paramètres qui faussent les calculs » . Il a toutefois confirmé que 90 % des diplômés poursuivent leurs études de master

Bourses à l’étranger : l’USTHB en tête de liste

A propos des concours régionaux des candidats en master 2 pour l’obtention des bourses de formation, les étudiants de Bab Ezzouar ont été les premiers en informatique et en biologie et les deuxièmes en mathématiques à l’échelle nationale, toujours selon le bilan présenté par le recteur de l’USTHB.

« Près de 30 % des bourses octroyées pour ces trois filières ont été décrochées par les lauréats de notre université » , s’est-il félicité. Contrairement à ce qui se dit sur la qualité des études universitaires au niveau national, le recteur de l’USTHB a assuré que l’université algérienne dispense des formations de qualité.

« La preuve : nos étudiants à l’étranger évoluent et se hissent aux premiers rangs, ce qui dénote qu’ils ont un niveau appréciable et comparable aux étudiants étrangers » , a-t-il argué. Concernant l’accueil des étudiants africains au sein de son université, il a répondu que leur chiffre ne dépasse pas 300.

« Leur admission se fait dans le cadre des accords de partenariat bilatéraux entre les tutelles des deux pays » , a-t-il affirmé, précisant toutefois que la priorité est accordée aux nationaux, d’autant plus que l’USTHB manque de places pédagogiques par rapport au nombre croissant des étudiants. Le recteur de l’USTHB a évoqué par ailleurs l’intérêt d’accueillir les étudiants chinois au sein de son université si on arrivait à renforcer ses capacités d’accueil.

« La Chine est un partenaire économique de l’Algérie. Il y a même des enfants chinois scolarisés dans nos écoles et leur accueil au sein de nos universités nous permettra de renforcer nos liens avec cette puissance économique mondiale » , a-t-il assuré.

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