Les palestiniens face à l'exercice de la réconciliation le 11 octobre à Alger – Le Jeune Indépendant
-- -- -- / -- -- --


Nationale

Les palestiniens face à l’exercice de la réconciliation le 11 octobre à Alger

Les palestiniens face à l’exercice de la réconciliation le 11 octobre à Alger

Quatorze factions palestiniennes, dont les mouvements Fatah, Hamas et le Jihad islamique, se réuniront les 11 et 12 octobre à Alger en vue de tenter une réconciliation censée mettre fin aux tiraillements qui les opposent depuis 2006. C’est ce qu’a appris Le Jeune Indépendant de sources auprès de plusieurs responsables palestiniens.

Cette initiative, à l’instigation du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, vise par son caractère inédit, la réunification des rangs palestiniens dans la perspective de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

Les autorités algériennes ont invité 14 mouvements palestiniens pour un nouveau round de dialogue national, les 11 et 12 octobre prochains, pour tenter de conclure les précédents cycles de dialogue et de déboucher sur une déclaration qui pourrait mettre fin à l’état de fracture dans le camp palestinien.

Selon des sources palestiniennes à Beyrouth au Liban, l’Algérie aurait proposé un document de travail et de réflexion comme base de consultations entre les factions. Une feuille de route, dont on ne connaît pas les détails, a été conçue et soumise aux différents représentants palestiniens.

Le chef du Front démocratique, Issam Abu Daqqa, a confirmé sa participation au dialogue, expliquant que l’invitation « avait été envoyée avant-hier aux factions palestiniennes pour participer à la session de dialogue global qui débutera les 11 et 12 de ce mois ».

Daqqa a souligné que « tous les mouvements qui ont répondu favorablement à l’invitation algérienne sont conscients de l’importance de l’initiative algérienne », notamment à la lumière des défis auxquels est confrontée la cause palestinienne, que ce soit en termes de crimes commis par les forces d’occupation au quotidien contre le peuple palestinien, ou au vu de la baisse d’intérêt pour la cause palestinienne au niveau « international ».

Il a également expliqué qu’il y a une volonté et un effort algériens appréciés par toutes les factions qui ont participé au dialogue lors de la dernière session à Alger.

Les hautes autorités algériennes, qui accordent la plus haute importance à la cause palestinienne, cherchent notamment à « relancer la cause palestinienne comme axe commun du monde arabe », en amont du sommet de la Ligue arabe, qui se tiendra à Alger le 1er novembre prochain.

Depuis quelques semaines, des efforts incessants ont été consentis par l’Algérie pour unifier les rangs palestiniens et juguler au maximum les divergences entre ces factions notamment au sujet du rôle de l’autorité palestinienne, le devenir de son président Mahmoud Abbas dont le mandat s’est terminé en 2014, la réforme de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP),  la question de la sécurité et celle de la légitimité électorale, le dossier des prisonniers et les négociations avec l’occupant israélien.

Le signe de ces efforts constants aura été la poignée de main entre le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et le chef du mouvement Hamas, Ismail Henniya, à l’occasion de la cérémonie officielle organisée par le président de la République Abdelmadjid Tebboune, commémorant la fête de l’indépendance, le 5 juillet.

De son côté, l’ambassadeur palestinien à Alger, Fayez Abu Aita, avait indiqué que « les parties étrangères ont alimenté d’une manière ou d’une autre cette division qui prévaut entre les factions palestiniennes ».

Le diplomate a notamment estimé que « nous devons unir tous les efforts afin de recouvrer le droit du peuple palestinien à l’indépendance, et donc les choses doivent revenir à la normale après cette expérience amère qui a conduit au déclin de la cause palestinienne et causé de grandes pertes ».

Abu Aita a expliqué qu’il n’y a pas de raisons politiques au sens propre derrière la division qui prévaut entre les mouvements de la résistance, mais plutôt des interventions régionales et internationales sous les auspices sionistes, car l’entité sioniste est le plus grand bénéficiaire de la division.

 

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email