-- -- -- / -- -- --
Nationale

Les experts plaident pour des réformes urgentes

Les experts plaident pour des réformes urgentes

La situation difficile que traverse le pays sur le plan économique, ajoutée à celle politique, fait réagir les experts. Des mesures économiques urgentes s’imposent. La prise de bonnes décisions est plus que jamais nécessaire. Car si on ne prend pas des mesures aujourd’hui, d’autres le feront à notre place.

C’est du moins l’avis de l’expert financier international Raïf Mokretar Karroubi qui est intervenu, hier, sur les ondes de la Chaîne III. Selon lui, l’économie algérienne est en crise. Cela depuis plusieurs années et le moment est donc venu pour mettre en œuvre des réformes qui, dit-il, « ont énormément tardé à venir ». Le constat sur la situation économique du pays n’est un secret pour personne, il est fait depuis des décennies et tout le monde connaît les priorités et les mesures à prendre, selon l’expert. Mais, explique-t-il, personne n’a le courage de les mettre en œuvre. La raison étant les conséquences de ces décisions. « Ces décisions sont lourdes et marquent la rupture avec le passé. Elles ne sont pas forcément populaires et ne vont pas donner de résultats à court terme », a-t-il indiqué, mettant en garde contre la gravité de la situation qui risque de se compliquer avec notamment l’épuisement à l’horizon 2022 des réserves de change, d’où l’urgence d’entreprendre ces réformes au risque d’être imposées.

En effet, l’expert financier avertit sur une éventuelle imposition des mesures par des institutions financières internationales comme le FMI et la Banque mondiale. « Si on ne prend pas de mesures, d’autres le feront à notre place et avec leurs conditions », a-t-il martelé, expliquant que le choix des conditions ne va pas nous revenir. « Je crois que les gens ne sont pas conscients de la gravité de la situation.

Cela signifie gel des salaires, blocage de la demande, licenciements, etc. Et implique des choses que nous avons déjà vécues et qu’on ne souhaite pas revivre », a-t-il précisé. C’est pour cette raison que l’invité de la rédaction n’a eu de cesse de souligner la nécessité d’introduire des mesures économiques, aujourd’hui avant demain. « Même en les prenant maintenant, il n’est pas sûr qu’on puisse redresser la trajectoire avant l’année butoir, à savoir 2022 », a-t-il indiqué, signalant dans la foulée l’absence de changement dans la gestion économique du pays depuis 20 ans, mis à part quelques « mesurettes » relatives notamment à la rationalisation des dépenses. « C’est très peu et insuffisant en comparaison de la gravité de la situation », a-t-il affirmé, plaidant pour la libéralisation de l’acte d’investir.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email