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Nationale

Les étudiants maintiennent la mobilisation

Les étudiants maintiennent la mobilisation

La mobilisation se poursuit au sein du mouvement estudiantin qui était hier à son 48e mardi de manifestations pacifiques contre le système. Depuis l’installation du nouveau gouvernement qui s’est attelé vite à lancer le programme des réformes, les étudiants essayent de faire de leurs marches hebdomadaires un espace pour faire entendre leur vision sur les réformes à introduire. 
Visiblement la mobilisation focalise sur un ensemble de changements convergeant vers l’assainissement des divers secteurs afin de préparer le terrain à l’amorce d’un véritable dialogue.
Ainsi les manifestants ont souligné hier que le problème est relatif à « la légitimité du gouvernement en place et pas à la révision de la Constitution ». « El-mouchkil rahou f’char3ya, ta3dil doustour masrahya », clamaient-ils à plein, gorge dans les rues d’Alger-centre.
C’est ce qui se comprend aussi des quatorze revendications énumérées sur un grand étendard que les étudiants ont conçu et brandissent depuis le 47e mardi. Ils réclament également dans ce sens la dissolution du Parlement : « Echââb yourid hal el-barlamane », « châab mat-harar chaâb howa li karar », ( le peuple est libre et c’est lui qui décide). Des slogans que les marcheurs ont entonnés hier.
Il faut dire aussi que les étudiants lancent chaque semaine, et ce depuis peu de temps, une série de hashtags visant à mettre en exergue leurs revendications et la devise de leur mouvement, à savoir la « silmya ». Les hashtags du 48e mardi sont donc « Notre hirak se poursuivra », « Le pouvoir au peuple », « Non à la violence ».
Sur la démarche des consultations effectuées par le président de la République avec quelques personnalités nationales ainsi que la révision de la Constitution entamée, il y a une semaine, par le comité d’experts, Maassoume, étudiant hirakiste, estime que le pouvoir s’inscrit dans une dimension autre que celle du hirak et que l’on continue à faire la sourde oreille aux revendications populaires.
Et de déclarer à ce titre : « Ce que nous revendiquons c’est le changement radical du système. Notre mouvement se poursuivra du moment que le pouvoir n’a pas changé de pratiques et il est inconcevable de faire abstraction des milliers des manifestants qui battent le pavé depuis presque un an. Toute démarche qui ne s‘adosse donc pas à la légitimité populaire sera inévitablement vouée à l’échec ». Et d’enchaîner sur son point de vue : « Notre révolution n’a pas de représentants, mais ce qui importe c’est de la structurer. Cette structuration, considère-t-il, nécessitera encore du temps, car il ne faut pas oublier que le peuple, ‘’dépolitisé’’ des années durant, commence à prendre progressivement conscience de son avenir et de son rôle dans l’édification de son pays ». Pourquoi veut-on aller aussi vite ? S’est-il exclamé. 
Par ailleurs, le mouvement de contestation dénonce le blocus imposé sur la capitale au vu du dispositif sécuritaire déployé tout le long du tracé emprunté par les marcheurs, comme il n’arrête pas de réclamer la libération des détenus. « Libérez les otages », « harirou el-massadjine maba3ouch cocaïne », « itlak sarah el-massadjine », lit-on sur des écriteaux.
Grâce à leur détermination, des étudiants ont pu imposer leur présence non seulement dans la rue, mais aussi par leur volonté de transformer cet espace en une tribune à ciel ouvert pour faire entendre leur voix, non sans rappeler à chaque rendez-vous leur promesse faite aux chouhada de la révolution de libération nationale, « Ö ya Ali wallah mana habsine », « ya Mourad ya Didouche, 3ahadnak manahabsouch », ( Didouche Mourad nous vous avons promis de ne pas nous arrêter ! )

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