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Nationale

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite derrière la baisse des prix

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite derrière la baisse des prix

La situation du marché pétrolier suscite de plus en plus l’inquiétude de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) dont les revenus proviennent essentiellement des hydrocarbures.

L’expert pétrolier vénézuélien Carlos Mendoza Potella, qui a animé avant-hier une conférence à l’Université Alger 3, a déclaré : « A l’OPEP, nous voulons trouver une solution, uns stratégie pour que les prix retrouvent un niveau raisonnable et stable. On a voulu défendre les prix au sein de l’Organisation, mais la réalité est amère, l’Arabie saoudite ne suit pas… »

La coopération entre l’Algérie et le Venezuela pour voir les prix revenir à un niveau acceptable suit la démarche de « la concertation et de la sensibilisation, de même que tous les autres pays OPEP qui agissent à travers leurs ministres et leurs représentations diplomatiques » pour faire en sorte que l’organisation pétrolière retrouve et assume sa raison d’être : défendre les intérêts des pays producteurs et leur assurer des revenus en adéquation avec les coûts de production.

Le Venezuela et l’Algérie ont beaucoup activé dans ce sens ces derniers mois, selon Dr Mendoza Potella, qui a expliqué que les efforts déployés par les deux pays visent à renforcer la coopération entre tous les producteurs, qu’ils appartiennent à l’OPEP ou non, le but étant de trouver une issue viable à la chute des prix des hydrocarbures.

Mais une solution viable ne saurait être trouvée tant que des pays au sein même de l’OPEP deviennent perturbateurs et ne respectent pas la discipline de l’Organisation. L’expert pétrolier vénézuélien a cité nommément, et à plusieurs reprises, l’Arabie saoudite qu’il qualifie d’ »alliée des Etats-Unis depuis toujours ».

Il ajoute que l’Arabie saoudite agit pour ses seuls intérêts et sous la pression des Etats-Unis qui la soumettent, en quelque sorte, à un chantage. Selon le conférencier, l’Arabie saoudite veut produire de l’énergie nucléaire, mais les Etats-Unis l’en empêchent.

Si elle ne suit pas, « l’exemple de l’Iran est là pour la dissuader. Donc actuellement, elle obéit aux Etats-Unis et produit autant de brut que ces derniers lui permettent pour inonder le marché ». Il a, par ailleurs, estimé que la production des hydrocarbures de schiste est en recul et qu’elle n’aura pas le même impact durant les prochaines années.

« La politique du sang » pour faire main-basse sur les richesses
pétrolières

L’expert va plus loin et accuse les Etats-Unis d’être derrière la situation chaotique qui prévaut en Irak et en Lybie, deux producteurs de pétrole appartenant à l’OPEP. « Les Etats-Unis ont une stratégie qui vise à fragiliser et à mettre sous sa botte les membres de l’OPEP. Ils veulent faire main-basse sur les richesses pétrolières de ces pays.

L’Irak possède un potentiel énorme non encore exploité que les Etats-Unis convoitent », a-t-il déclaré, entre autres, après avoir rappelé la genèse de la création de l’OPEP pour défendre les intérêts des producteurs et celle de l’AIE (Agence internationale de l’énergie) plus tard pour défendre les intérêts des consommateurs.

Pour lui, depuis des décennies, les Etats-Unis n’ont eu de cesse de planifier comment devenir et rester les maîtres du monde en s’accaparant les richesses hydrocarbures des autres. Pour ce faire, a-t-il poursuivi, « les Etats-Unis, de même que leurs alliés les pays développés, n’ont reculé devant rien et ont même privilégié la politique du sang pour réaliser leurs objectifs ».

Mais faut-il rester défaitiste devant pour autant ? Le conférencier affirme que bien sûr que non et que les producteurs continueront à se concerter pour trouver une solution à la situation délicate dans laquelle se trouve le marché pétrolier et, par conséquent, les pays producteurs.

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