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Nationale

Les entreprises de Tizi-Ouzou menacées de faillite

Les entreprises de Tizi-Ouzou menacées de faillite

La Chambre du commerce et de l’industrie du Djurdjura (CCID), présidée par Lakhdar Madjène, tire la sonnette d’alarme sur la situation des entreprises économiques de la wilaya de Tizi-Ouzou.

Selon Madjène et ses collaborateurs, à défaut de mesures courageuses devant émaner obligatoirement de l’Etat, beaucoup d’entreprises, y compris celles dites « géantes » à l’instar de l’ENIEM Oued-Aïssi et l’Electro-Industries de Fréha, risquent de connaître carrément la faillite, voire la fermeture de leurs ateliers.

Il a révélé que sur les 15 000 PME (petite et moyenne entreprises) et PMI (petite et moyenne industrie), 80% d’entre elles sont déjà à l’arrêt ; arrêt en corrélation directe avec la pandémie du coronavirus. Cependant, selon le président de la CCID, la pandémie du coronavirus n’est pas la seule responsable de la situation alarmante des entreprises économiques de la wilaya de Tizi-Ouzou. « Celle-ci n’a fait que l’aggraver », dit-il.
Selon lui, la crise économique nationale a pour origine la crise économique mondiale. Ensuite, la crise politique qui frappé de plein fouet tout le pays à partir de février 2019 s’est fortement répercuté sur le champ économique. « Et dès le début de l’année en cours, poursuit notre interlocuteur, la pandémie du coronavirus, qui a frappé le monde entier, a fissuré davantage notre champ économique.

” Passant en revue certains de ces facteurs responsables du blocage de l’élément de production et en corrélation directe avec la Covid-19, dont le confinement, l’arrêt des transports et l’interdiction de rassemblement de l’élément humain, le président de la CCID a voulu expliquer le comment et le pourquoi de la situation néfaste subie par l’outil productif.

Madjène et ses collaborateurs refusent catégoriquement de s’inscrire dans une logique de fatalisme, car cette crise économique peut être vaincue. « Toutefois, insistent nos interlocuteurs, il faudrait pour cela des mesures intelligentes et courageuses de la part de l’Etat. Plus explicites, les mêmes interlocuteurs estiment que l’Etat doit réfléchir aux voies et moyens de création d’un marché au profit des entreprises.

En deuxième lieu, inciter les banques à revoir à la baisse leur taux d’intérêt prélevé sur les crédits accordés aux investisseurs, voire même le réduire au taux zéro, et ce jusqu’à nouvel ordre. « Ce taux zéro en la matière, déclare Madjène, est appliqué dans de nombreux pays européens à l’instar de la France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie ».

En troisième lieu, ordonner l’effacement des dettes fiscales au profit des entreprises, et ce pour les années d’exercice 2019 et 2020. Le président de la CCID a relevé que « si nous insistons également sur l’effacement des dettes fiscales pour 2019, c’est parce que tout simplement cette année est considérée comme « une année blanche » pour nos PME PMI ».

Au chapitre de la parafiscalité, nos interlocuteurs militent aussi pour une mesure de souplesse, c’est-à-dire l’obtention par les entreprises du droit du rééchelonnement de leurs dettes auprès de certains organismes sociaux, tels que la CNAS, la CACOBAT et la CASNOS.

Toutefois, sur ce chapitre précis, Madjène et ses collaborateurs sont favorables à ce que l’étude soit faite cas par cas, selon la dimension de l’entreprise en question et le montant de ses dettes. Enfin, la CCID plaide pour la création d’un fonds spécial pour servir d’aide à l’investissement et le maintien de l’emploi. S
Ce fonds spécial servira surtout d’appui financier aux nombreux candidats à l’investissement.

En la matière, beaucoup de jeunes investisseurs ont déjà initié des projets ambitieux, notamment dans le créneau de la construction avec l’introduction d’éléments en dur mais souples. Ces éléments nouveaux sont les produits des dernières innovations scientifiques. 

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