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Nationale

Les enseignants veulent un dialogue « sérieux »

Les enseignants veulent un dialogue « sérieux »

La deuxième journée de grève des enseignants du primaire a été marquée par un rassemblement national devant l’annexe du ministère de l’Education, à Alger, pour réitérer leurs revendications socioprofessionnelles et appeler à l’ouverture d’« un dialogue sérieux ».
Ils étaient des dizaines d’enseignants à répondre favorablement, ce mardi, à l’appel de la Coordination nationale des enseignants du primaire et observer un sit-in national, quatrième du genre depuis le début de l’année, en guise de protestation contre la non-prise en charge de leurs revendications socioprofessionnelles. Ces enseignants, dont certains sont venus d’autres villes du pays, ont indiqué qu’ils poursuivraient leur mouvement de protestation si « un dialogue sérieux » n’était pas ouvert avec la tutelle.
« Avec ce rassemblement, les enseignants grévistes affichent leur volonté d’aller de l’avant et de continuer à protester », a indiqué le représentant des enseignants d’Alger-Ouest. Selon lui, le sit-in d’hier est une réponse aux dernières déclarations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui s’est engagé à résoudre les problèmes sociaux des enseignants. Il a souligné, cependant, que ces derniers ne devaient pas utiliser les élèves comme moyen de pression car « les grèves répétées ne servent pas l’intérêt de l’élève ».
Les enseignants demandent, en effet, « des mesures concrètes et non des promesses pour calmer les esprits. Nous avons peur des conséquences de la grève et nous importons au ministère la responsabilité d’un éventuel pourrissement qui pourrait toucher le secteur », a-t-il affirmé. Il faut souligner que durant les quatre mois de protestation, les enseignants ont pu arracher quelques acquis, qu’ils jugent néanmoins « insuffisants ». D’abord sur le volet pédagogique, la Coordination a fait savoir que l’enseignant n’est plus conditionné à tenir une « fiche de cours ». Elles sont désormais faites par l’Inspection centrale qui les envoie vers la plate-forme numérique de l’Education nationale ; l’enseignant doit donc juste l’imprimer. Sur le volet administratif aussi, il y a une amélioration. Puisque le protocole d’application du décret présidentiel de 2014 devrait être mis en place avant le 31 mars et à partir de février, la surveillance des élèves en dehors des salles de classe ne sera plus du ressort des enseignants.
La Coordination a précisé que sur ces deux derniers points, il s’agit seulement de promesses verbales. Les enseignants, rappelle-t-on, revendiquent notamment « la révision des programmes pour améliorer la qualité de l’enseignement et alléger le cartable de l’élève, ainsi que l’unification des critères de classification par la valorisation des diplômes pour garantir l’égalité des chances et la révision des salaires des enseignants du primaire pour améliorer leur pouvoir d’achat ».
Ils réclament également « la réduction du volume horaire, le droit à la promotion systématique au grade de professeur principal au bout de 5 ans d’exercice et de professeur formateur au bout de 10 ans, ainsi que le droit à la retraite proportionnelle par l’inscription du métier d’enseignant parmi les métiers pénibles ». 

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