Les enseignants non concernés par la fermeture des écoles : Les syndicats dénoncent – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Les enseignants non concernés par la fermeture des écoles : Les syndicats dénoncent

Les enseignants non concernés par la fermeture des écoles : Les syndicats dénoncent

Les établissements scolaires sont fermés depuis le 20 janvier pour une dizaine de jours. Après une décrue, les contaminations à la Covid-19 sont reparties à la hausse, essentiellement dans les écoles. Les enseignants ne sont pas concernés par cet arrêt et doivent être présents tous les jours dans leurs établissements. Une décision qualifiée d’«illogique et incorrecte» par les syndicats du secteur.

Ces derniers estiment qu’au contraire, leur présence augmenterait le risque de la propagation du virus en milieu scolaire, tout en appelant à l’importance de mettre en place un programme de «permanence administrative» dans les écoles, avec des enseignants répartis en groupes pour assurer un minimum de services et éviter l’encombrement et les contacts. 

Le coordinateur national et chargé de l’information et de la communication du Conseil national autonome du personnel de l’enseignement du secteur ternaire (Cnapeste), Messaoud Boudiba, a indiqué  que la décision de suspendre les études pour une période de 10 jours est censée toucher tous les membres de la communauté éducative, y compris les enseignants, les travailleurs de l’administration ainsi que le reste du personnel, et ne devrait pas être limitée à une catégorie. 

Le porte-parole du Cnapeste a appelé à la suspension de tous les travaux éducatifs, pédagogiques et financiers ainsi que de toutes les activités de formation, à l’exception de certaines opérations individuelles que le directeur peut effectuer seul, puis à diriger les efforts pour préparer les établissements à l’étape suivante, en commençant par les aérer, les désinfecter et les nettoyer. Il faut également, a-t-il ajouté, travailler à fournir tous les moyens et fournitures pour contrecarrer le virus mais aussi à allouer des budgets permettant d’une part de recruter des enseignants pour soulager la pression sur les autres et d’autre part annuler le travail avec des classes comprenant entre 30 et 40 élèves , en revenant à des classes à 25. 

Evoquant les raisons de la détérioration de la situation épidémiologique en milieu scolaire, M. Boudiba a estimé qu’elle est due à la violation des plans exceptionnels mis en place à cause de la pandémie, notamment la réintégration des groupes éducatifs, ce qui a rendu difficile la tâche d’imposer une distanciation sociale physique à l’intérieur des classes. C’est ce qui a conduit à cette hausse des contaminations parmi les élèves et qui a affecté par la suite les enseignants, les superviseurs de l’éducation et les directeurs, lesquels sont en contact direct avec l’élève.  

Pour sa part, Boualem Amoura, président du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), a estimé que la décision d’imposer la présence des enseignants, des administrateurs et des travailleurs professionnels dans les établissements scolaires pendant la suspension des cours est incorrecte, illogique et non rationnelle, étant donné que leur présence entraînera une propagation de plus en plus importante du virus et contribuera à augmenter le nombre d’infections confirmées, et donc revenir au point zéro après l’expiration de la période des vacances exceptionnelles. M. Amoura a proposé de vider tous les établissements scolaires et de profiter de cette période pour bien aérer les classes, les désinfecter et les nettoyer en vue d’accueillir les élèves le 30 janvier.

Quant à Sadek Dziri, président de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef), il a suggéré aux responsables du ministère l’établissement d’un programme de «permanence administrative» dans les établissements scolaires, et ce en formant des groupes pour assurer le service minimum. Il a cependant critiqué la décision d’obliger les enseignants à fréquenter les écoles, jugeant que cela, au contraire, contribuerait à la propagation de l’infection par le coronavirus. Aussi l’option pour l’enseignant de rester à la maison reste le meilleur moyen de réduire l’épidémie.

 

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