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Nationale

Les enseignants du primaire reviennent à la charge lundi

Les enseignants du primaire reviennent à la charge lundi

Les enseignants du primaire ont décidé de réduire leur grève cyclique à une seule journée, chaque mercredi au lieu de trois jours à partir de la semaine prochaine, en attendant des signaux positifs la part du ministère de l’Education nationale.
Cependant ils reconduisent leur mouvement ce lundi pour défendre leurs intérêts socioprofessionnels. 
Cette décision de réduire la grève à une seule journée n’est qu’une preuve que les enseignants grévistes commencent à prendre conscience des conséquences négatives de leur action sur le déroulement des cours et l’avancement du programme, sachant que le deuxième trimestre est très court. D’où les concertations engagées entre les coordinateurs des enseignants du primaire d’Alger-Centre, Ouest et Est, lors d’une réunion le 1er février. Ces derniers se sont réunis pour étudier les « mécanismes pour maintenir la pression sur la tutelle et obtenir gain de cause, sans que cela se répercute sur l’avancement du programme », a indiqué un communiqué de la Coordination nationale des enseignants du primaire rappelant, toutefois, que « les enseignants du primaire sont le maillon faible du secteur, alors qu’ils ont en charge la formation de base des enfants et dans des conditions très difficiles pour certains d’entre eux ».
La Coordination nationale prépare également une marche nationale jusqu’au siège du ministère de l’Education nationale vers la fin du mois de février. Il est à souligner que pour faire pression, les enseignants ont menacé, lors du dernier rassemblement à Alger, de boycotter les tâches non-pédagogiques, ainsi que les examens du trimestre en cours. Parmi les tâches non-pédagogiques, les enseignants citent la surveillance des élèves dans les cours et dans les salles de restauration, assurant que les charges pédagogiques et les leçons seront assurées le plus normalement du monde. La Coordination nationale affirme que des décisions seront prises « durant les prochains jours. Nous avons besoin de consulter notre base dans chaque wilaya pour voir ce qu’on doit faire », lit-on dans le communiqué. Il faut dire que le mouvement de grève des enseignants commence à peser lourd sur les parents d’élèves, qui ne cessent de lancer des appels à la sagesse et demandent aux grévistes de faire preuve du sens de leur responsabilité, cela dans l’intérêt des élèves.
Par la voix de son président Khaled Ahmed, l’Association nationale des parents d’élèves (Anpe) a appelé le nouveau ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout, à « ouvrir les canaux du dialogue avec les enseignants grévistes ». Déclenchée le 6 octobre dernier, la grève qu’observe la Coordination nationale des enseignants du primaire a déjà coûté 21 jours de cours, qui seront sans doute difficiles à rattraper. Enfin, la Coordination rappelle que sa plate-forme comporte « la revalorisation des salaires à 30 000 DA comme moyenne afin de faire face au pouvoir d’achat, et d’augmenter la prime pédagogique à
20 000 DA, tout en dispensant l’enseignant de toute tâche qui n’a pas de lien avec ses activités pédagogiques ». La Coordination indique également « la nécessité de promouvoir les enseignants du primaire après 5 et 10 ans d’expérience, avec la consécration du poste de professeur formateur ».
Dans le même registre, la plate-forme évoque « la révision à la baisse du volume horaire et de ne pas accorder plus de trois groupes aux enseignants du français ». La Coordination s’insurge également contre l’exclusion de ce palier important de l’enseignement, par le fait de l’unification des normes pour les diplômes des enseignants de ce cycle, dans le cadre du principe de l’égalité des chances. Les enseignants du primaire s’estiment lésés, du fait de l’absence de leur reclassement, ce qui porte un coup à leur considération dans la reconnaissance professionnelle. Majoritaires par leur nombre, ils ne comprennent pas pourquoi « les autorités s’entêtent à les mettre au même niveau que les enseignants des cycles moyen et secondaire ». Ils revendiquent de ce fait d’être intégrés pleinement au ministère de l’Education nationale. Outre le chapitre des revendications socio-professionnelles, la Coordination souligne la nécessité de revoir les méthodes pédagogiques et le poids du cartable scolaire, en les associant à ces initiatives de changement qui les touchent de près.
 

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